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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 16:55
L’hôtelier Accor part en guerre contre Booking.com

L’Autorité de la concurrence devra rendre, mi-mars, ses conclusions sur la phase de test du marché, lancée avec ses homologues italienne et suédoise, afin de vérifier si Booking.com respectait ses engagements. Elle s’est achevée le 31 janvier et ses conclusions devraient être connues courant mars. L’Autorité de la concurrence devra rendre, mi-mars, ses conclusions sur la phase de test du marché, lancée avec ses homologues italienne et suédoise, afin de vérifier si Booking.com respectait ses engagements. Elle s’est achevée le 31 janvier et ses conclusions devraient être connues courant mars. Jean-Pierre Jans Les hôteliers français repartent en guerre contre le site de réservation en ligne Booking.com. Ils ont reçu un renfort de poids. Lundi 23 février, le groupe Accor a décidé, à son tour, de saisir l’Autorité de la concurrence pour dénoncer la position dominante de Booking.com. Par cette démarche, le groupe présidé par Sébastien Bazin rejoint les deux syndicats patronaux, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) et le Groupement national des chaînes hôtelières (GNC), qui avaient déjà saisi l’institution en juillet 2013. L’initiative du champion de l’hôtellerie français tombe mal pour le site hollandais qui organisait sa première conférence de presse en France, mardi 24 février, afin de présenter sa nouvelle application pour smartphone. Avec la saisine des organisations patronales, le petit monde de l’hôtellerie française avait déjà marqué un point contre Booking.com. Le numéro un en France des Online Travel Agencies (OTA), agences de réservation en ligne, avait en effet dû renoncer, en décembre 2014, à sa disposition la plus controversée. Une clause dite de parité tarifaire par laquelle les hôteliers sont obligés de proposer à Booking.com des conditions tarifaires au moins aussi avantageuses que celles consenties aux plateformes concurrentes, telle Expedia.fr. Lire aussi : Booking s’engage à ne plus imposer ses tarifs La main sur les tarifs, Booking et consorts ont par ailleurs fini par peser lourdement sur les chiffres d’affaires des hôteliers. Notamment les plus petits, contraints de reverser jusqu’à 25 % de commission aux sites quand les grands groupes se contentent de 15 %. Des engagements insuffisants Forte de ce premier renoncement de Booking.com, l’Autorité de la concurrence avait décidé, en collaboration avec ses homologues suédoise et italienne, de lancer une phase de test du marché, afin de vérifier si Booking.com respectait ses engagements. Elle s’est achevée le 31 janvier et ses conclusions devraient être connues courant mars. Sans attendre les conclusions du gendarme français, les syndicats hôteliers ont fait savoir qu’ils jugeaient totalement insuffisants les engagements pris par Booking.com. « Leurs propositions ne nous conviennent pas », se plaint Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l’UMIH. Selon lui, les hôteliers « doivent avoir la maîtrise de leur distribution ». Car Booking.com fait peur. Trop peur ? Booking « a déjà 70 % du marché de la vente en ligne », s’étrangle le dirigeant de l’UMIH. « C’est de l’intox ! », rétorque Booking.com. A en croire le site, « seules 7 % à 8 % des chambres d’hôtel réservées passent par Booking.com ». La main sur le cœur, Peter Verhoeven, directeur général Europe, Moyen-Orient et Afrique de Booking affirme : « Seuls 30 % à 33 % du marché de l’hébergement en France passe en ligne. 67 % passent encore par d’autres canaux », plus traditionnels. Il n’empêche, « la réservation en ligne est une tendance lourde », doit admettre M. Verhoeven. Les groupes comme Accor ne veulent pas être pieds et poings liés face aux géants du secteur. En France, Booking.com et Expedia concentrent déjà jusqu’à 80 % des ventes en ligne d’Accor. Cette saisine est pourtant une manière de revirement pour Sébastien Bazin. « Nous ne les voyons pas comme des adversaires », déclarait au Monde le patron d’Accor, début décembre 2014. A l’époque, il se réjouissait que « Booking et Expedia nous ont amené des millions de clients, notamment des Etats-Unis ». Mais, nuançait déjà M. Bazin : « Il est vrai qu’ils sont devenus extrêmement puissants. Cinquante millions de clients et 300 000 destinations rien que pour Booking ! » Enfin, si Accor s’est joint à la saisine des syndicats hôteliers, c’est pour « une raison procédurale », fait-on savoir, « pour participer aux négociations ». Lire aussi : Sébastien Bazin (Accor) : « Booking et Expedia ne veulent pas tuer les hôteliers » « Des postures de négociations » Après avoir obtenu l’abandon par Booking.com de la clause tarifaire, les organisations professionnelles veulent pousser leur avantage. Elles ont une autre disposition dans leur collimateur. Une clause dite de « parité en disponibilité de chambres ». Laquelle impose aux hôteliers d’offrir à un site de réservations en ligne le même nombre de chambres que l’hôtelier en a proposé à un autre site. En pratique, si Booking.com obtient dix chambres à réserver dans un hôtel, pas question qu’Expedia en obtienne plus. Une version hôtelière de la clause de la nation la mieux favorisée. Les syndicats hôteliers réclament aussi que les hôtels soient libérés de ces deux clauses lorsqu’ils commercialisent directement leurs chambres sans passer par des sites de réservation, que ce soit à des tour-opérateurs ou à des particuliers. De son côté, Booking.com dénonce « des postures de négociations ». Toutefois, le site serait prêt à lâcher du lest. « Si les autorités de la concurrence redemandent de nouveaux engagements, nous les prendrons », assure Booking.com. Il sait qu’il risque gros. Faute d’accord, l’Autorité de la concurrence pourrait lui signifier une notification de griefs. In fine, le site risquerait de se voir infliger une amende pouvant aller jusqu’à 10 % de son chiffre d’affaires mondial. On est encore loin de la coupe aux lèvres. Bruno Lasserre, président de l’Autorité de la concurrence, se dit « attentif aux résultats du test de marché » et « va reprendre le chemin vers Booking.com pour reprendre ses propositions initiales et aboutir à une solution équilibrée ».

Guy Dutheil Journaliste au Monde En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2015/02/24/l-hotelier-accor-part-en-guerre-contre-booking-com_4582310_3234.html#DrL4XUA2Mdv8v840.99

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.