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3 mars 2015 2 03 /03 /mars /2015 10:48

Le Premier ministre a présenté aux syndicats et au patronat, le 25 février, les grandes lignes du futur texte. Il a aussi échangé sur l’agenda social. Pour FO, plusieurs points posent problème. Manuel Valls entend réformer à marche forcée le dialogue social en entreprise. Le projet de loi sera élaboré en concertation avec les partenaires sociaux et présenté aux ministres « fin mars, début avril » pour une adoption « à l’été ». Si FO ne s’oppose pas à un « regroupement » des obligations annuelles en matière d’information-consultation et de négociation, elle veillera au maintien de droits constants pour les salariés. En revanche, Jean-Claude Mailly déplore la création de treize commissions régionales interprofessionnelles chargées de représenter les salariés des TPE (moins de 11 salariés). « L’échelle de la branche serait plus proche du terrain », a-t-il estimé à l’issue de la réunion. Se pencher sur le pouvoir d’achat Sur la représentation dans les PME, FO avait proposé l’élargissement des délégations uniques de personnel (DUP) à 300 salariés, mais refuse l’intégration des CHSCT, craignant leur « affaiblissement ».Jean-Claude Mailly a aussi dénoncé la possibilité, dans certaines entreprises, de fusionner par accord collectif les instances de représentation du personnel, dans une logique dérogatoire « contraire à la logique républicaine d’égalité des droits ». Plus globalement, s’il n’a pas évoqué la remise en cause des 35 heures, Manuel Valls programme deux bilans dès avril, sur l’ANI de 2013 (sécurisation de l’emploi) et sur le pacte de responsabilité. Il lance aussi une « réflexion » sur le dialogue social. De son côté, FO a demandé l’organisation de réunions spécifiques sur le salaire/pouvoir d’achat et la politique économique. Clarisse Josselin Zoom : Agenda social 2015 : de nouvelles méthodes de négociation Syndicats et patronat ont arrêté le 23 février le calendrier des discussions de l’année. Un groupe de travail proposera, d’ici à la mi-avril, une réforme des règles de la négociation nationale interpro, à la demande de FO. Sur le fond, pas de nouveaux chantiers mais un bilan des accords passés, notamment ceux de 2008 et 2013 sur le marché du travail. Des délibérations concerneront l’emploi des jeunes, l’épargne salariale et les qualifications, et les droits rechargeables des chômeurs seront « adaptés ».

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.