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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 08:06
FO Accor vous informe: Accor, prémices de la « décolonysation » Accor, ou les prémices de la « décolonysation »

En cédant il y a quelques jours la moitié de leurs titres, les deux actionnaires de référence d'Accor, Colony et Eurazeo, ont amorcé leur désengagement partiel. Mais conservent une influence intacte et semblent parier sur une opération structurante dans les deux ans à venir. Par Christophe Palierse Journaliste au service Services des « Echos » C'est une façon comme une autre de fêter un anniversaire. Quasiment dix ans après leur installation chez Accor, les sociétés d'investissement Colony Capital et Eurazeo ont marqué l'événement en amorçant il y a quelques jours leur désengagement du champion français de l'hôtellerie. L'affaire s'est jouée en quelques heures fin mars : pour environ 1,1 milliard d'euros, les deux actionnaires de référence d'Accor, agissant de concert, ont cédé près de la moitié de leur bloc de contrôle, le ramenant à 11,2 % du capital - dont 6 % pour Colony -, représentant 19,4 % des droits de vote. Si le processus de « décolonysation » du groupe semble donc enclenché, l'influence de ses deux principaux actionnaires reste bien réelle. D'autant qu'ils conservent jusqu'à l'assemblée générale de 2016 leurs deux représentants respectifs au conseil d'administration (qui compte 12 membres au total). Comment oublier, par ailleurs, que le numéro six mondial de l'hôtellerie - par la taille du parc - est dirigé depuis la fin août 2013 par l'ex-directeur général Europe de Colony, Sébastien Bazin, le stratège de l'intrusion du duo de choc au sein d'Accor, « vendue » en 2005 comme amicale… Dix ans après, Colony et Eurazeo, qui ont remis au pot en 2008 pour détenir jusqu'à un peu plus de 30 % du capital et ont poussé à l'impressionnante transformation d'Accor, ont tout lieu de se réjouir du chemin parcouru. Ainsi, l'entreprise s'est recentrée sur l'hôtellerie cédant, entre autres, ses participations dans le Club Méditerranée et Barrière, et en mettant en Bourse son juteux pôle Services, devenu Edenred. A l'instar des opérateurs nord-américains ou du géant britannique de l'hôtellerie IHG, Accor a également largement externalisé son parc en vendant les murs de ses hôtels. Loin d'être un fleuve tranquille, cette transformation s'est accompagnée de trois changements de patron avec les remplacements successifs de Jean-Marc Espalioux, Gilles Pélisson et Denis Hennequin, auxquels il faut ajouter le départ de Yann Caillère, directeur général intérimaire jusqu'à la nomination en tant que PDG de Sébastien Bazin. En février 2009, le conseil d'administration a même implosé avec la démission spectaculaire de son président de l'époque, Serge Weinberg, et des « zinzins » fidèles, dont la Caisse des Dépôts. Si Accor a vécu bien des secousses, les actionnaires n'ont pas eu trop à se plaindre car le groupe n'a pas été avare en « retours » exceptionnels, qui se sont ajoutés à la distribution régulière de dividendes. Le tandem Colony-Eurazeo a bien sûr été le premier à en profiter… Mais ne compte visiblement pas en rester là. En conservant un peu plus de la moitié de leur participation, les actionnaires de référence montrent en effet qu'ils croient à la « révolution Bazin » et au potentiel d'appréciation d'un titre qui a déjà bondi de plus de 60 % depuis la nomination de l'ex-dirigeant de Colony ! Passé sans transition d'une grosse équipe de financiers à la tête d'un groupe international coté, comptant 170.000 collaborateurs, l'intéressé, qui se savait attendu au tournant, a certes bénéficié du réveil des marchés d'actions. Mais il en a surpris plus d'un en enfilant, avec le plus grand naturel, son nouveau costume. Sans tarder, il a mis en oeuvre sa feuille de route chargée : nouvelle équipe de direction, nouvelle organisation, offensive dans le « digital » - confiée à un « pro » venu d'Orange… Particulièrement dense, son année 2014 s'est achevée par une alliance stratégique en Chine qui permet à Accor de sortir d'une impasse locale dans l'hôtellerie économique. Parallèlement, le PDG a clarifié ses intentions dans l'immobilier, en effectuant un virage à 180 degrés. Lui qui poussait par le passé à la vente de murs accompagnée de contrats de location, afin d'en faire ressortir la valeur, a doté le groupe d'une sorte de foncière interne, HotelInvest, avec pour ambition d'en faire « le plus gros propriétaire d'hôtels en Europe ». Sans pour autant renoncer à des arbitrages, Accor a ouvertement vocation à investir dans la pierre, pour l'essentiel dans le segment économique. L'an dernier, il a déboursé 1 milliard d'euros pour acquérir une centaine de ses hôtels portés par des tiers. Sébastien Bazin a également sorti le carnet de chèques pour renforcer Accor par croissance externe : acquisition de Wipolo pour le numérique ; minorité de blocage chez Mama Shelter… La suite ? Son scénario n'est pas encore tout à fait écrit. Mais on a du mal à imaginer que cet homme de « coups » se contente d'une simple optimisation du groupe et d'une accélération de son développement dans la configuration actuelle. S'agissant de son organisation avec, d'un côté, HotelServices pour l'exploitation hôtelière et, de l'autre, HotelInvest, il a assuré qu'elle n'est pas le préalable à une scission. Mais tout dépendra, au fond, de la valorisation d'Accor à l'horizon 2016-2017… Et de la pression que lui mettront ses deux grands actionnaires. De même, à l'heure où la pression des grandes centrales de réservation accélère la consolidation de l'hôtellerie, Accor ne devrait pas rester les bras croisés. Avant même cette effervescence numérique, les analystes échafaudaient, depuis des lustres, des scénarios de grand mariage, que ce soit avec IHG ou Marriott International. Le genre d'opération que Colony et Eurazeo ne rateraient pour rien au monde, et qui explique aussi, sans doute, leur volonté de rester au tour de table. Pour eux, il sera temps, alors, de songer à un désengagement total…

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0204263780652-accor-ou-les-premices-de-la-decolonysation-1109504.php?CdRU2d1H7hr6IPG2.99

Source: Les Echos

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


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Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.