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14 mai 2015 4 14 /05 /mai /2015 11:59
Fo Accor vous informe: Accor/Airbnb: du rififi dans l'hôtellerie

Accor/Airbnb: du rififi dans l'hôtellerie Airbnb est devenu le grand méchant loup des hôteliers. Airbnb, capture d'écran Airbnb, le trublion de la location de logements en ligne, mérite-t-il son succès face aux acteurs traditionnels du secteur, comme Accor?

 

Echange de vues entre professionnels.

Comme Uber pour les transports et Amazon dans la distribution, l'essor d'Airbnb bouleverse les codes d'un secteur déjà malmené par la révolution numérique. Accusé de fausser la concurrence, d'alimenter la flambée des prix de l'immobilier dans les grandes villes et de participer à l'évaporation des recettes fiscales, Airbnb, cette plateforme qui met en relation des propriétaires privés avec des touristes, est devenu le grand méchant loup des hôteliers. Christophe Alaux, le directeur général d'Accor en France, et Nicolas Ferrary, le patron d'Airbnb France, démêlent le vrai du faux.

 

Airbnb, c'est de la concurrence déloyale...

Nicolas Ferrary: FAUX

Nous ne sommes pas concurrents, nous proposons juste une offre complémentaire. Lorsque nous avons ouvert notre bureau parisien, en février 2012, le site proposait déjà près de 4 000 offres de logements sur Paris et la proche banlieue. Nous en avons 40 000 aujourd'hui. Avons-nous constaté sur la même période une baisse de la fréquentation des hôtels ? Pas du tout. Le taux d'occupation des hôtels parisiens a continué de progresser, il est supérieur à 80%. Pour la simple et bonne raison que l'offre hôtelière est insuffisante. Quant à nous accuser de concurrence déloyale, c'est un peu facile. Le projet de loi de finances pour 2015 a permis de simplifier la question de la taxe de séjour, puisque la loi nous autorise à la collecter directement auprès des voyageurs. Enfin, sur la question de la fiscalisation des revenus locatifs, la situation est claire : l'hôte doit déclarer ses revenus fonciers comme pour n'importe quelle location immobilière. Nous envoyons chaque année à nos clients un récapitulatif de leurs revenus !

Christophe Alaux: FAUX

Il ne s'agit pas du même univers. Airbnb distribue sur Internet des solutions d'hébergement destinées à une clientèle en majorité individuelle ; Accor propose des marques hôtelières avec des services personnalisés de restauration, de conciergerie, de réunion, de bien-être. En revanche, dans les capitales comme Paris, cette offre alternative pose un problème d'équité fiscale. De lourdes taxes frappent les hôteliers, tandis que les propriétaires d'appartements loués avec Airbnb ne déclarent pas ou rarement leurs revenus locatifs.

 

Louer sur Airbnb, c'est plus risqué?

Nicolas Ferrary: FAUX

Pourquoi voulez-vous imposer aux particuliers les mêmes normes de sécurité qu'un hôtel ? Encore une fois, nous ne sommes pas sur le même type de produits. Par ailleurs, les risques d'escroquerie sont finalement très limités. Sur Airbnb, le voyageur règle sa facture dès la réservation, mais cette somme n'est remise à l'hôte que vingt-quatre heures après son arrivée. Si le logement ne correspond pas à l'annonce, la somme sera rendue au voyageur.

Christophe Alaux: VRAI

Airbnb propose des stocks de chambres disponibles, pas de réelle promesse à l'adresse des clients, comme une chaîne hôtelière avec la force de sa marque. Sur les sites de partage, les appréciations plus ou moins nombreuses sur le bien loué ne constituent pas une garantie de qualité, ni de respect de normes de sécurité et d'accessibilité. Un groupe comme Accor recueille, sur ses sites de vente en ligne, 1,3 million d'avis de clients chaque année et garantit des standards.

 

Airbnb, c'est moins cher?

Christophe Alaux: FAUX

Les pommes se vendent-elles moins cher que les fraises ? Question incongrue. Encore une fois, un appartement disponible ne se compare pas avec un service hôtelier. Si l'on force la comparaison, on constatera qu'Airbnb est plus cher que le camping ou qu'un lit en dortoir. Plus sérieusement, une chambre de la marque Adagio, spécialisée dans le long séjour, tient la comparaison en termes de prix : 79 euros pour quatre personnes à Lille, soit moins de 20 euros par personne et par jour. Qui dit mieux?

Nicolas Ferrary: VRAI

Nous ne fixons pas les prix : c'est l'hôte qui le fait. Mais en moyenne, à Paris, un hébergement avec Airbnb coûte 41 euros par nuit et par personne, contre 105 euros pour une chambre d'hôtel. C'est en effet deux fois moins cher.

 

Airbnb, c'est la fin de la standardisation...

Christophe Alaux: FAUX

La tendance à la " déstandardisation " n'est pas nouvelle : Accor l'a déjà engagée pour certaines de ses chaînes, comme Ibis et Novotel. Contrairement à une idée reçue, la mondialisation exige une différenciation des chambres, des ambiances, des services... Un Brésilien à Paris veut s'immerger dans un décor français ! A l'inverse, les intermédiaires sur Internet ne sont-ils pas, eux, en train de "standardiser" les centres-villes, d'"airbnbiser" l'offre locative ? On voit aujourd'hui des investisseurs immobiliers concevoir des lots d'appartements destinés à la location en ligne. Et pour rentabiliser leurs investissements, ils louent des appartements identiques, dotés des mêmes décorations, literies, ou matériaux.

Nicolas Ferrary: FAUX

Le tourisme urbain progresse aujourd'hui de 6 à 8% par an. Mais on observe de grosses différences selon les motifs : tourisme d'affaires, week-end shopping, semaine découverte... En fonction de ces différents types de motivations, les voyageurs cherchent des expériences différentes. Si un cadre vient à Paris pour assister à un congrès, il passera la nuit à l'hôtel, mais s'il revient avec sa famille pour faire les musées, il préférera sans doute vivre comme un local. Ce n'est absolument pas contradictoire avec la recherche d'une certaine standardisation dans l'hôtellerie classique.

Read more at http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/accor-airbnb-du-rififi-dans-l-hotellerie_1665535.html#hyr5XiRwgVdFr2VJ.99

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.