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12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 09:44
FO Accor vous informe: Tourisme - Entretien de M. Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères et du développement international, avec «BFMTV»

 

Q - Je vais terminer, Laurent Fabius, avec le tourisme - parce que vous êtes chargé du tourisme - et, là, vous allez faire des annonces tout à l'heure pour encourager le tourisme en France, pour faciliter la venue d'étrangers, vous allez par exemple faciliter la délivrance des visas. Quelles sont les autres mesures majeures ?

R - Il y a beaucoup de mesures. Développer le numérique, parce que maintenant - vous en avez peut-être l'expérience à titre privé - quand vous voulez une destination vous faites une recherche sur le Net. Donc, il faut que l'ensemble de la profession touristique soit très, très forte en numérique, premier point.

Q - Donc, couvrir les zones touristiques avec le haut débit ?

R - Oui, mais pas seulement ça. Il faut aussi que nos sites puissent ne pas être confisqués, si je puis dire, par des sites américains qui, au passage, prélèvent 20% ou 30% aux hôteliers, etc.

Q - ...qui font ça : il y a Booking ou autres...

R - Oui, mais c'est très important.

Q - Et, là, vous allez intervenir contre ça ?

R - Oui, bien sûr. Vous avez peut-être vu qu'Accor a récemment mis en place une plateforme pour lui-même et pour les hôteliers indépendants. Je ne vais pas rentrer dans les détails techniques mais nous avons fait voter hier à l'Assemblée un texte qu'on appelle le contrat de mandat, qui doit éviter les excès. Numérique, point numéro un. Deux, accueil. La France est en tête des destinations touristiques mais pour l'accueil ce n'est pas toujours extraordinaire.

R - Oui ! Nous ne sommes pas très bons dans les classements, j'ai vu ça.

Q - Comment, alors, améliorer cet accueil ?

R - L'accueil, cela veut dire qu'il faut former les gens, il faut qu'ils parlent différentes langues ; il faut faire campagne à la télévision.

Q - Vous allez engager une grande campagne à la télévision ?

R - Oui, bien sûr. Il faut, quand les gens arrivent dans les aéroports ou dans les trains, qu'ils soient bien accueillis, il faut que la sécurité soit assurée, c'est une série de décisions très précise. Donc, l'accueil, le numérique, la formation parce qu'il faut que le personnel soit bien formé. L'investissement parce qu'il y a des hôtels qui vieillissent, parce que dans les sites par exemple d'oenotourisme, pour le vin, il n'y a pas assez d'hôtels de bonne qualité ...

Q - Mais, alors, comment allez-vous faire pour encourager cela concrètement ?

R - Avec la caisse des dépôts, nous créons un fonds d'investissement au tourisme qui va être doté de plusieurs centaines de millions qui va permettre aux hôteliers, qui ont besoin de renouveler, d'emprunter. Le Commissariat à l'investissement aussi va nous aider et la Banque publique d'investissement. Donc ce sont des décisions très concrètes. Le tourisme, c'est un trésor national. Quand on demande aux citoyens du monde «où voulez-vous aller en premier ?», c'est la France qui sort numéro un ! C'est deux millions d'emplois, 7% de notre richesse nationale, et il va y avoir, dans les années qui viennent, un incroyable développement du tourisme. Aujourd'hui il y a un milliard de touristes qui voyagent dans le monde, dans 15 ans il y en aura deux milliards. Si on est capable de capter une partie de ces touristes - il faut pour cela l'accueil, la qualité, l'excellence - eh bien cela changera la donne économique. Et il ne faut pas considérer que c'est un secteur à part, c'est un secteur absolument majeur.

Q - Oui ! Essentiel. R - Du point de vue économique, du point de vue humain – ce sont des gens formidables... et puis c'est l'image de la France. Pourquoi est-ce que le Quai d'Orsay s'en occupe ? Parce que ce sont nos meilleurs ambassadeurs ! Quand vous avez un touriste qui vient chez nous et qui repart content c'est le meilleur ambassadeur de la France. Q - Vous allez aussi adapter la réglementation à la taille des établissements, c'est l'une de vos mesures, je vois : «levier fiscal pour encourager les innovations ou les rénovations», il y aura plein de mesures qui vont être annoncées ?

R - Je ne vois pas à quoi vous faites allusion.

Q - Bon d'accord, bon d'accord.

R - Mais c'est très concret...

Q - Mais pourquoi est-ce qu'on n'ouvre pas les magasins tous les dimanches ? R - Non. Pas tous les magasins, mais dans la loi qu'on appelle la loi Macron, dans les zones touristiques internationales, il est prévu qu'ils pourraient ouvrir le dimanche et j'y suis très favorable.

Q - Tous les dimanches ?

R - Oui ! Bien sûr. Je prends toujours cet exemple, un touriste a le choix...

Q - Donc, vous y êtes vraiment très favorable ?

R - Oui ! Complètement. Un touriste a le choix entre le Royaume-Uni, la France, l'Espagne, si le dimanche c'est fermé, il ne va pas revenir le jeudi, il dira : «c'est fermé, je ne viens pas». Voilà ! Mais dans les zones touristiques internationales. Après, dans les petits villages évidemment c'est un problème, mais dans ces grandes zones, oui il faut que ce soit ouvert, avec bien sûr des compensations pour le personnel.

Q - Merci Laurent Fabius./.

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.