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28 juin 2015 7 28 /06 /juin /2015 10:30
La transformation digitale d’Accor bute sur la différence de générations entre collaborateurs

Pour Sébastien Bazin, PDG d’Accor, le plus gros problème dans la transformation digitale de son groupe hôtelier est le fossé entre les moins de 35 ans et les plus de 50 ans.

Si les premiers ont l’agilité, les seconds ont le pouvoir. Les rapprocher est un chantier en cours. Dans la transformation digitale, le plus gros problème, c’est la différence des générations au sein des collaborateurs. C’est ce que souligne Sébastien Bazin, PDG d’AccorHotels.

Il a pris la parole à l’occasion de l’événement DigiWorld Future 2015, organisé par l’Idate, à Paris, le 16 Juin. Nouvelles étapes Dans un marché de l’hôtellerie où la valeur est captée par de nouveaux intermédiaires, tels que TripAdvisor, et où montent en puissance des concurrents venus de nulle part tels que AirBnB, le PDG a décidé d’être présent sur toutes les nouvelles étapes du parcours client digital créées par la compétition.

Dans cette transformation, “mon plus gros problème n’est pas le diagnostic, ni les moyens, ou les talents,” liste-t-il. Pour tout cela, il estime que son groupe se donne du mal, et il espère que c’est mis en place. Son plus gros problème, “c’est un problème de générations entre les collaborateurs du groupe Accor,” regrette-t-il. Les rivalités concernent les moins de 35 ans face aux plus de 50 ans. Expérience contre créativité “90% des entreprises qui se sont créées dans le monde du voyage, l’ont été par des gens qui ont moins de 35 ans, à partir d’une page blanche, avec une très grande agilité, avec une très grande envie de révolutionner le monde,” rappelle-t-il.

Or, au sein du groupe Accor, “90% des décisions sont prises par des gens qui ont plus de 50 ans, qui ont un héritage de 30 à 35 ans de métier, dans un grand groupe, avec de vraies obligations vis à vis du monde syndical, de la législation, etc,” constate-t-il. Le monde de demain Le groupe Accor dispose pourtant de collaborateurs de moins de 35 ans. “Ils ne réfléchissent peut être pas de manière aussi intelligente que les créateurs de startups, mais de manière toute aussi agile” établit le PDG. De son point de vue, ce sont eux qui sont les plus agrégateurs d’information, les plus habiles, pour envisager le monde de demain.

De plus, ils ont besoin d’oxygène, ils ont besoin qu’on leur donne de l’autorité, ils ont besoin d’espace, besoin d’innover, se réjouit Sébastien Bazin. Je me mets dedans Et de l’autre côté, il y a ceux qui ont le pouvoir. “Ils ont plus de 50 ou 55 ans, ce sont les moins agiles, – ne vous inquiétez pas je me mets dedans -, cette génération n’a pas très envie de donner le pouvoir à celui qui n’a pas cette courbe d’expérience, n’a pas passé les tempêtes,” comprend-il. Pour autant, le PDG souhaite que ces deux générations cohabitent, se comprennent, et s’interfacent. “Je ne veux pas que ceux qui ont moins de 35 ans s’en aillent, car il y a des choses que l’on peut créer chez Accor, et je n’ai pas envie qu’il les créent en dehors du groupe,” dit-il fermement. Chantier en cours

Reste qu’il décrit une situation où au final, les moins de 35 ans finissent par penser qu’ils en savent plus que ceux qui ont plus de 50 ans, et les respectent de moins en moins. “Les deux populations s’écoutent, ne s’entendent pas des masses, et se respectent à moitié,” diagnostique Sébastien Bazin. Conclusion, “c’est un chantier en cours,” admet-il. Le groupe AccorHotels est le leader mondial de l’hôtellerie, emploie 180 000 personnes, et est présent dans 92 pays.
 

 

 

 

 

 

 


 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.