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26 août 2015 3 26 /08 /août /2015 09:42
FO Accor vous informe:Le Medef attend davantage de réformes
Emmanuel Macron (à gauche), le ministre de l'Economie, et Pierre Gattaz, le président du Medef. - Photo Eric Piermont/AFP
 
L'université d'été du Medef s'ouvre ce mercredi à Jouy-en-Josas.


Moins d'inquiétudes sur les baisses de charges, mais des attentes sur le social.

La rentrée patronale est lancée. Ce mercredi après-midi s'ouvre l'université d'été du Medef à Jouy-en-Josas. Placée sous le signe de la jeunesse, l'organisation patronale a voulu rompre avec les précédentes éditions en invitant davantage de personnalités venues de l'étranger et de la société civile - entrepreneurs ou associatifs. L'ouverture de l'université, qui doit accueillir près de 5.000 personnes, se déroulera en présence de la reine de Jordanie, Rania Al Abdullah. Seront également présents le ministre britannique chargé de la réforme de l'Etat, Matthew Handcok et l'ancien conseiller de Gerhard Schröder, Peter Hartz. On croisera certes les habitués du patronat français, Gérard Mestrallet (Engie), Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric) ou encore Bruno Laffont (Lafarge-Holcim) - mais le Medef a tenu à faire venir des chefs d'entreprise certes moins connus mais plus proches du terrain.

Un signe d'apaisement

Pierre Gattaz lui-même a tenu à rompre les habitudes en renonçant à l'habituel discours lu devant le parterre des participants. Le président du Medef va improviser, sans pupitre et sans notes, « un format qui lui ressemble davantage », souligne son entourage. Si Pierre Gattaz se permet cette liberté, c'est que l'université d'été s'ouvre dans un contexte un peu moins anxiogène pour le patronat que les deux précédentes éditions, même si la vigilance reste de mise. Le patronat a obtenu du gouvernement que soient « sacralisés » l'enveloppe budgétaire et le calendrier de mise en oeuvre des 41 milliards de baisse de charges et d'impôts du pacte de responsabilité. Le Premier ministre l'a encore répété dans nos colonnes ce mardi. La tribune de Manuel Valls a été bien accueillie par le Medef, qui y voit un signe d'apaisement après plusieurs mois de relations parfois tendues avec l'exécutif. Une interrogation demeure pour le budget 2016, non pas sur le volume des baisses, mais sur leurs modalités techniques.

Les chefs d'entreprise restent inquiets du nombre de nouvelles obligations sociales (voir ci-dessous), telles que la généralisation de la mutuelle pour tous les salariés, la mise en place de la déclaration sociale nominative ou la concrétisation du compte pénibilité, dont les modalités ne sont pas encore bien arrêtées. La situation économique reste quant à elle peu enthousiasmante, avec une croissance « en tôle ondulée », selon l'Avenue Bosquet.

Si le Medef crédite le gouvernement d'un discours positif, il attend néanmoins et surtout une accélération des réformes, par exemple en transformant le crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice) en baisse de charges dès 2016. Le patronat presse aussi l'exécutif d'avancer vers davantage de flexisécurité pour les employeurs. « Cet hiver doit être décisif, il reste six mois pour réformer », rappelle Pierre Gattaz dans une interview à « L'Opinion » publiée ce mercredi. Convaincu que ces réformes ne se feront pas par consensus avec les partenaires sociaux, le président du Medef appelle le gouvernement à prendre ses responsabilités : « Il faut un gouvernement qui tranche. Un exécutif qui décide. Qui s'engage. Qui agit », estime Pierre Gattaz. Car si les entreprises ont regagné quelques points de marge, comme le souligne Manuel Valls, leur niveau reste encore bien en deçà de celui de leurs homologues allemandes, rappelle le Medef. Et le patronat reste très dur sur l'absence de maîtrise réelle des dépenses publiques, dont le niveau reste l'un des plus élevés d'Europe.

Marie Bellan, Les Echos

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/journal20150826/lec1_france/021280357356-le-medef-attend-davantage-de-reformes-1147772.php?BxGrPYvWIk7YIJAl.99

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.