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25 septembre 2015 5 25 /09 /septembre /2015 08:00

 

 

Accor Hôtels s’apprête à faire un grand pas dans la mise en œuvre de son programme de cession de murs. Et il pourrait susciter quelques interrogations, voire inquiétudes en interne. Le champion français de l’hôtellerie (3.792 établissements sous enseignes au 30 juin 2015, dont 1336 en propriété ou en location) planche en effet activement sur la création d’une société foncière qui aurait vocation à devenir un opérateur franchisé. Selon nos informations, Accor Hôtels envisage de loger dans une nouvelle entité un portefeuille de quelque 80 établissements situés en Europe– et exploités sous diverses marques–, dont une soixantaine en France ( il s’agirait pour moitié d’hôtels Ibis).

 

Ce projet, à mettre en œuvre en 2016, s’accompagnerait d’une ouverture du capital à un ou des investisseurs tiers,sachant qu’Accor souhaite «déconsolider» ce bloc d’actifs. Cette société serait dirigée par un responsable du groupe. L’actuelle dirigeante d’AccorHotels pour la France et ex-directrice générale déléguée en charge des finances du groupe, Sophie Stabile, ne serait pas pressentie.

 

Sensation de déjà-vu Ce montage, qui fait l’objet de «réflexions très avancées», selon une source proche du dossier,n’est pas sans rappeler le projet de foncière que Sébastien Bazin, le PDG du groupe, avait poussé fin 2011 - début 2012 en tant qu’administrateur représentant de Colony Capital. A l’époque, Denis Hennequin, alors PDG, s’y était opposé avec le soutien de son directeur général délégué,Yann Caillère. Ce scénario avait également suscité une vive inquiétude en interne, puisque vécu comme une nouvelle scission,après la mise en Bourse du pôle services.

 

Cette mini foncière pourrait donc être perçue comme une première étape,vers une scission que l’opérateur hôtelier américain Marriott a effectuée en…1993.

 

A la tête d’AccorHotels depuis la fin août 2013, Sébastien Bazin l’a réorganisé dès 2014 autour de deux grands pôles: HotelServices, pour les métiers autour de l’exploitation hôtelière (gestion en direct, activités de franchiseur,distribution…) ; HotelInvest, regroupant tous les métiers relatifs à l’immobilier,y compris l’investissement. De fait, le groupe serait toujours intéressé à racheter certains de ses hôtels détenus par des tiers. A ce stade, le scénario d’une scission d’AccorHotels ne paraît pas d’actualité. Interrogée, la direction du groupe n’a pas souhaité faire de commentaire.

source : Les Échos

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.