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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 11:38
FO Accor vous informe: François Hollande vante encore et encore le dialogue social

Malgré le boycott de la CGT, François Hollande s'est livré à un vibrant plaidoyer en faveur du dialogue social au palais d'Iéna. Et a annoncé une refonte du code du travail qui n'était pas au menu des débats...

 
 

 

L’exercice ressemble à une opération conviction. Alors que les syndicats sont décriés depuis les échauffourées chez Air France voilà deux semaines, François Hollande s’est offert une tribune en ouverture de la conférence sociale pour vanter les mérites du dialogue social qu’il prône depuis son élection. Oui, ce dernier est utile ! Pour preuve, chacun de ces grands raouts annuels réunissant patronat et syndicats a donné lieu soit à un projet de loi (sur le dialogue social), soit à un accord interprofessionnel (sur la sécurisation de l’emploi, la formation professionnelle).

 

Absence d'unité syndicale

Le quatrième du genre serait même « un des plus importants », aux yeux du président. Car notre modèle social se retrouve face à de nouveaux défis, comme le numérique, thème de l’une des tables rondes. Mais aussi parce que sa méthode, celle qui consiste à confier les clés des réformes aux partenaires sociaux, a du plomb dans l’aile. La loi Rebsamen sur les institutions représentatives du personnel a ainsi été adoptée sans accord préalable. Et la CGT boycotte la rencontre pour la deuxième année consécutive.

 

L'absence de la centrale de Philippe Martinez doit, certes, beaucoup aux événements chez Air France et à l’absence d’empathie gouvernementale vis-à-vis des salariés menacés de licenciements. Sans parler de la préparation du congrès confédéral de Marseille au printemps 2016, qui pousse à radicaliser le discours pour donner des gages en interne. Mais il n’empêche, ne pas réussir à rassembler l’ensemble des acteurs fait désordre pour le chef de l'Etat.

 

Compte personnel d'activité

À moins de deux ans d’une présidentielle qui s’annonce très tendue, le soldat Hollande défend donc son bilan. Et sa façon de faire. « Il est tentant de s’en prendre au dialogue social, de mettre en cause la légitimité des syndicats et de considérer le paritarisme comme un vieille lune de l’après-guerre (…) Un dialogue social qui vient à s’enrayer, c’est un modèle social qui sera défait », a-t-il lancé.

 

Promettant de réformer jusqu’à « la dernière minute de son mandat », il ouvre de nouveaux chantiers. Sur le compte personnel d’activité, d’abord. Un document d’orientation sera présenté à la fin du mois aux partenaires sociaux et un texte sera débattu au Parlement début 2016. Sur l’adaptation de la législation du travail à la numérisation de l’économie, ensuite. La question du forfait jours et du décompte des temps de travail devrait ainsi être posée.

 

Clarification du code du travail

Alors que le rapport Combrexelle sur la négociation collective avait été judicieusement écarté des débats, le président de la République a néamoins annoncé une clarification du code du travail. « Notre législation du travail est devenue avec le temps illisible, justifie-t-il. Le problème n’est pas le volume du code du travail, mais qu’il soit plus difficile à utiliser pour les salariés et à appliquer pour les entreprises. »

 

Une sortie qui n'a pas été du goût de tous les partenaires sociaux. À l'image de Jean-Claude Mailly. « Le dialogue social se fait avec le Medef, estime le patron de FO. Nous sommes face à une vision binaire : la réforme ou la rupture. » Absent du palais d'Iéna, le leader cégétiste Philippe Martinez a lui raillé une conférence qui ressemble à une « grand-messe d'experts patronaux ». Quant à Bernadette Groison, la secrétaire générale de la FSU, elle l’a jugé « à bout de souffle ».

 

Grogne sociale

Il n’y a guère que la CFDT pour défendre encore ces sommets, qui ressemblent de plus en plus à ceux organisés par… Nicolas Sarkozy lorsqu'il était à l'Elysée, où la messe était dite avant même d’avoir commencé. « J’en ai assez de ce climat où celui qui crie le plus fort a toujours raison, s’agace Laurent Berger, le secrétaire général cédétiste. Pour faire progresser les droits des salariés, il faut se mettre autour de la table. Penser le contraire, c’est faire le lit de tous ceux qui estiment que les corps intermédiaires et la concertation ne servent à rien. La démocratie directe, c’est l’autoritarisme. »

 

Les syndicats comme paravents au FN ? À deux mois des élections régionales, les acteurs sociaux se demandent comment contenir la grogne. Pas sûr que les débats de ce 19 octobre, évacuant les thèmes chers aux Français – le chômage, l’emploi, le pouvoir d'achat –, y parviennent

par Emmanuelle Souffi 19/10/2015 Liaisons Sociales Magazine.

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.