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18 octobre 2015 7 18 /10 /octobre /2015 16:21
FO Accor vous informe:Halte à l’arnaque générationnelle !

Depuis 1995, la répartition du revenu disponible a basculé au profit des plus de 55 ans. - Nele Martensen/LAIF-REA

En France plus qu’ailleurs, les jeunes souffrent du chômage ou doivent se contenter de faibles rémunérations. En dépit de l’obsession médiatique sur les petites retraites, jamais les vieux n’ont été aussi riches. Gaspard Kœnig Depuis Œdipe chanté par Eschyle jusqu’à Pierre Rivière immortalisé par Foucault, le parricide n’a rien d’original. Mais il semble que la lutte entre les générations prenne aujourd’hui une tournure plus économique. En 2009, deux universitaires américains, Ronald Lee et Andrew Mason, ont publié un article « seminal » tendant à montrer que, pour la première fois de l’histoire en période de paix, il n’existerait plus de transfert net de richesses entre parents et enfants.

En France, Hakim El Karoui a écrit il y a deux ans « La Lutte des âges », au sous-titre explicite : « Comment les retraités ont pris le pouvoir ». Au Royaume-Uni, un jeune think tank, The Intergenerational Foundation, s’est même spécialisé dans la dénonciation des injustices générationnelles et imagine des politiques publiques qui permettraient de faire une place à la génération Y. Absence de perspectives Il manquait néanmoins un outil de mesure pour cette science naissante. C’est ce à quoi ont voulu remédier Anne-Laure Kiechel (associée-gérante chez Rothschild) et Félix Marquardt (l’initiateur du mouvement Barrez-vous !) en publiant la semaine dernière le Youthonomics Global Index 2015. Après avoir croisé 59 critères dans 64 pays, sur la base d’une foultitude d’études internationales, ils ont obtenu une vision aussi détaillée que possible de la manière dont chaque pays traite sa jeunesse – à la fois en termes d’éducation, d’accès à l’emploi ou de représentation politique. Résultat : les jeunes devraient se précipiter vers les fjords de Norvège et fuir les douceurs trompeuses de l’Afrique du Sud.

Même si le niveau de développement économique reste déterminant, le rapport réserve quelques surprises : le Ghana est ainsi le pays où les jeunes sont les plus influents politiquement, tandis que la Chine leur réserve les meilleures opportunités économiques. La France, quant à elle, se traîne à la 19e place du classement général. Elle tombe au 41e rang s’agissant des perspectives de la jeunesse – loin derrière l’Ouganda, l’Inde, le Mali ou la Colombie… Plus qu’ailleurs, les jeunes souffrent du chômage ou se contentent de faibles rémunérations, sans avoir voix au chapitre : notre Parlement figure parmi les plus grisonnants du monde (63 ans de moyenne d’âge). Rappelons que, depuis 1995, la répartition du revenu disponible a basculé au profit des plus de 55 ans. En dépit de l’obsession médiatique sur les petites retraites, jamais les vieux n’ont été aussi riches en France. Captation des richesses Le Youthonomics Index prend en compte à juste titre l’état des finances publiques, qui pèse sur les prélèvements futurs. C’est là toucher un point essentiel du système français : l’Etat providence et ses institutions, loin de servir la cause des plus fragiles, représente avant tout un instrument de captation des richesses par et pour les baby-boomeurs. Le sociologue Louis Chauvel l’a analysé dans un livre qui fait désormais référence, « Le Destin des générations ». « Le jeu des décisions de l’Etat-providence, y écrit-il, a fait vieillir ses bénéficiaires. » D’un côté, un « Etat-providence gérontophile hérité de la fin des Trente Glorieuses » et incarné par les visages souriants qui ornent les publicités pour l’assurance-vie ; de l’autre, des Tanguy, « surdiplômés trentenaires destinés à vivre pour toujours dans des stages ou des emplois précaires ». De la surprotection de l’emploi à l’organisation de la pénurie immobilière en passant par le financement déficitaire des retraites, notre système dit « social » repose sur une vaste arnaque générationnelle.

Voilà qui devrait donner naissance demain à de nouvelles lignes de fracture politiques. « A partir de 2015, prophétisait Chauvel, les générations d’actifs peineront à comprendre le paradoxe du coût exorbitant des charges d’un Etat-providence, onéreux comme ceux des pays nordiques et en même temps aussi peu généreux à leur endroit que celui des pays anglo-saxons.  » Nous y sommes. Pourquoi, au fond, continuer à rembourser des dépenses que nos aînés ont déjà consommées ? En Mai 68, les étudiants de vingt ans disaient à leurs parents : « Laissez-nous jouir ! » Aujourd’hui, leurs enfants répliquent à ces jeunes retraités : « Laissez-nous vivre ! »

 

Source: Gaspard Kœnig Gaspard Kœnig est philosophe et président du think tank GenerationLibre.

 

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/021401391708-halte-a-larnaque-generationnelle-1165083.php?xfuO1eThZl8Vygtl.99#xtor=EPR-3038

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FO ACCOR 18/10/2015 21:07

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.