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21 octobre 2015 3 21 /10 /octobre /2015 11:00
FO Accor vous informe: Le progrès ce n’est pas de réduire les droits des salariés et des retraités »

FO a donné un avis négatif sur l’accord qui a été trouvé vendredi entre patronat et syndicats sur l’Agirc/Arrco. Pourquoi ?

 

Depuis le début nous avons affirmé que nous voulions un compromis, que nous étions attachés à ces régimes, que nous étions prêts à faire des efforts, mais nous avons aussi dit que ce ne serait pas à n’importe quel prix. La logique d’un abattement était une ligne rouge. Le Medef y tenait absolument. Dans les faits, l’introduction de ce système d’abattement revient à repousser l’âge du départ à la retraite.

 

Il fallait bien sauver financièrement ces régimes et regagner des marges budgétaires, non ?

 

Un ouvrier qui perçoit 1 300 euros de pension et qui part à 62 ans aura 50 euros de moins par mois. Pour les salariés c’est la double peine, entre critères de cotisation et critères d’âge que l’on durcit. Cela pénalise les femmes, ceux qui pouvaient partir en bénéficiant du dispositif des carrières longues… Et l’effort n’est pas équitable, il est porté à 90 % par les salariés et les retraités. Les entreprises s’en sortent bien, cela sera compensé par une baisse des cotisations de la branche accidents du travail. Manuel Valls a déjà dit que l’État accompagnerait l’accord. Il leur avait déjà fait le cadeau du pacte de responsabilité.

 

Ne craignez-vous pas d’apparaître comme un syndicat passéiste ?

 

Le progrès ce n’est pas de réduire les droits des salariés et des retraités. Au contraire, c’est un signe de modernité de refuser. Cela ne nous arrive pas souvent car FO est très attachée à l’Agirc et à l’Arrco. Mais nous ne voulions pas donner un signe politique à dix-huit mois d’une élection présidentielle. Signer c’est aussi renier ce pourquoi nous avions manifesté en 2010, lorsque nous nous étions opposés au report de l’âge.

 

Comment jugez-vous le climat social ?

 

Il n’est pas bon. Le gouvernement évoque toujours la conflictualité qui baisse. Certes, mais ce n’est pas le seul indicateur. Le climat social se mesure aussi par l’état de la concertation et de la négociation. Actuellement, on a un gouvernement qui consulte beaucoup les partenaires sociaux et puis qui ensuite passe outre. Il n’y a qu’à voir ce qui s’est passé sur la négociation relative aux carrières des fonctionnaires. Le mécontentement social est là, latent, et je crains qu’il ne s’exprime dans les urnes. L’austérité est suicidaire socialement, économiquement et démocratiquement.

Extraits de l’interview de Jean-Claude Mailly à L’Opinion du 19 octobre 2015 @jcmailly sur Twitter

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.