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3 décembre 2015 4 03 /12 /décembre /2015 08:19
FO Accor vous informe: Accorhotels pessimiste après les attentats

Dans une interview accordée à BFM Business, le patron du groupe AccorHotels envisage un sérieux « trou d'air » dans les réservations et la fréquentation de ses établissements en France.

Publié le 02-12-2015 à 10:02:27 par Aglaë Derouen

 

Trou d'air à prévoir

 

Invité par la chaîne d'informations économiques BFM Business ce matin, Sébastien Bazin, le Président Directeur Général d'AccorHotels, est revenu sur les conséquences sur l'industrie hôtelière des attentats qui ont endeuillé Paris et la France le 13 novembre dernier. Ce dernier s'est déclaré plutôt pessimiste, et a évoqué « un trou d'air » dans les réservations et la fréquentation des établissements hôteliers, en particulier à Paris. Selon lui, ce « trou d'air » pourrait mettre quatre mois à se résoudre.

Les attentats et le climat marqué par le terrorisme affectent en effet le secteur de l'hôtellerie parisienne, et ce depuis déjà janvier. Les attentats contre Charlie Hebdo, la fusillade de Montrouge, et le carnage du supermarché HyperCasher de la Porte de Vincennes avaient déjà, en janvier et février, pesé sur les réservations. Mais la tendance s'était par la suite inversée, permettant à Paris de redevenir au printemps et à l'été une des principales destinations des touristes étrangers. Si, à l'heure actuelle, la tenue de la COP21 à Paris soutient encore la demande hôtelière, Sébastien Bazin redoute un effondrement de cette dernière pour la seconde quinzaine de décembre et les fêtes de fin d'année, qui attirent traditionnellement de nombreux touristes étrangers : « C'est un trou d'air, cela va se résorber à condition que la sécurité soit bien assurée par les pouvoirs publics. Trois à quatre mois, probablement » a-t-il déclaré sur le plateau de nos confrères de BFM Business.

 

Revenir à Paris pour montrer son soutien

 

Pour y remédier, Sébastien Bazin souligne la nécessité de rassurer les touristes, en mobilisant tous les acteurs concernés, pour parler d'une seule voix : « Le public, le privé, la mairie de Paris, les aéroports de Paris, les Galeries Lafayette, les ambassades. Ils doivent tous parler d'une seule voix auprès de ceux qui se posent des questions », a-t-il insisté ce matin. Sébastien Bazin, s'il est avant tout inquiet pour le groupe Accor et ses établissements, n'oublie pas d'ailleurs les autres acteurs de la filière touristique, hôteliers ou pas. Pour lui, ce sont les musées, les commerces, les maisons de luxe, les restaurants, tous ceux qui vivent du tourisme qui sont concernés et doivent se mobiliser.

Au-delà de rassurer les touristes sur les mesures de sécurité prises, tant au niveau des pouvoirs publics que des acteurs privés (fouilles, contrôles, perquisition, présence policière et militaire, etc), le patron du leader européen de l'hôtellerie a voulu aussi faire comprendre à tous les publics touchés par les attentats et qui ont montré leur solidarité et leur compassion aux Français, quel était le meilleur moyen d'en donner des preuves tangibles : « Le meilleur soutien que l'on pourrait donner à Paris, c'est d'y revenir », a déclaré Sébastien Bazin.

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.