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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 15:21
FO Accor vous informe : Tourisme à Paris: "trou d'air de trois, quatre mois" après les attentats

Sébastien Bazin, patron du groupe français d'hotellerie Accord Hotels durant une conférence de presse, le 3 juin 2015 à Paris ( AFP/Archives / ERIC PIERMONT )

Le patron du groupe AccorHotels Sébastien Bazin a prévu mercredi un "trou d'air de probablement trois ou quatre mois" à Paris après les attentats du 13 novembre dans la capitale française.

"On apprend, par ce qui s'est passé à Londres, à Madrid, que ça prend du temps, deux mois, trois mois, quatre mois. C'est un trou d'air, ça va se résorber, à condition que la sécurité soit bien assurée par les pouvoirs publics. Mais trois, quatre mois probablement", a déclaré M. Bazin sur la radio BFM Business, en allusion aux attentats de Londres (2005) et Madrid (2004).

Les attentats de Paris, qui ont fait 130 morts, ont eu "un impact réel" sur la fréquentation "dans les quinze jours" qui ont suivi le 13 novembre. "Il y a aujourd'hui une obligation d'attente pour savoir comment les gens vont réagir après la COP 21 qui se passe bien dans nos hôtels à Paris et ailleurs", a-t-il détaillé.

"On va voir ce qui va se passer sur la deuxième quinzaine de décembre. Les réservations de dernière minutes sont peu nombreuses par rapport à l'année dernière", selon le patron du groupe coté en bourse.

"Un des soucis, ce sont les ambassades, qui ont mis sur leur site un certain nombre de messages un peu compliqués : attention à Paris. Il faut que ces messages s'en aillent", selon M. Bazin qui vise surtout une clientèle européenne (espagnols, italiens, allemands).

"On a passé beaucoup de temps avec tous nos clients à leur expliquer qu'un contrôle aux frontières, ce n'était pas une fermeture des frontières. Ca va prendre du temps, c'est rassurant et ça marche", a-t-il dit, écartant l'idée de "promotions quand il n'y a pas de volume : venez d'abord voir Paris, on verra le prix après".

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.