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24 février 2016 3 24 /02 /février /2016 15:51
FO Accor vous informe: Les syndicats contre la Loi EL KHOMRI

© Fournis par RFI FR REUTERS/Vincent Kessler

La loi El Khomri, qui vise à réformer le droit du travail, divise la gauche, mais elle a permis mardi soir un consensus rare parmi les syndicats. Neuf d'entre eux signent un communiqué commun dans lequel ils dénoncent un projet de loi élaboré sans réelle concertation et demandent d'en retirer certains points clés qui, selon eux, comportent des risques pour les salariés.

C’était lapremière intersyndicale depuis 2013. Deux points cristallisent l'opposition des syndicats au projet de réforme du Code du travail : le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif et des mesures qui accroissent le pouvoir unilatéral des employeurs. La CFDT, la CFE-CGC, la CGT, FSU, Solidaires-Sud, l'Unsa, l'Unef (étudiants) et les syndicats lycéens UNL et Fidl ont signé un communiqué commun dénonçant un « projet, élaboré sans réelle concertation ».

Les syndicats réclament le retrait de ces points car, selon eux, il y un risque d'augmentation des licenciements abusifs. « Nous, ce que nous dénonçons dans cette loi, c’est un recul des droits pour nombre des salariés, explique Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU : il y a la question des indemnités prud’homales, donc les critères de licenciements. Mais aussi un certain nombre d’articles sur la formation professionnelle, qui nous inquiètent particulièrement aussi à la FSU. »

 

Une grève ?

Un certain nombre de points qui, pour FO et la CGT, valent une grève. Salué par le patronat et la droite pour sa « flexibilité », le projet de loi porté par la ministre du Travail et visant à « libérer l'emploi » est décrié par les syndicats et la majorité, car jugé trop favorable aux entreprises.

Force ouvrière n'a pas signé le communiqué commun car selon Michèle Biaggi, secrétaire confédérale de FO, la loi El Khomri reste indéfendable. « Dans ce texte, à chaque article il y a quelque chose qui va démanteler le Code du travail, qui va démanteler les conditions de travail, les salaires, les rémunérations. Donc, on ne peut pas être d’accord là-dessus », souligne-t-elle.

Les syndicats ont décidé de se revoir le 3 mars prochain pour maintenir la pression sur le gouvernement

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.