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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 12:21
FO Accor vous informe: En France, plus de la moitié des hôtels Accor sont gérés par des propriétaires franchisés

Alfred Andriamasy reverse au groupe 7,5 % de son chiffre d'affaires annuel. Crédits photo : FRANCOIS BOUCHON

Les propriétaires franchisés s'assurent de profiter de l'image de marque des grands groupes hôteliers.

Il a décroché son premier job d'étudiant en tant que bagagiste au Sofitel Bordeaux-Lac, en 1985. Depuis, il n'a plus jamais quitté l'hôtellerie. À 57 ans, Alfred Andriamasy, arrivé de Madagascar en France en 1983 pour étudier à l'université de Bordeaux, possède aujourd'hui deux hôtels Ibis Budget, en franchise. Un parcours atypique pour cet entrepreneur qui se présente comme «un exploitant hôtelier et un investisseur, qui passe sa vie dans ses deux hôtels».

Après ses études (un bac + 3 en administration économique et sociale), Alfred Andriamasy a occupé différents postes à la réception (bagagiste, réceptionniste) chez Sofitel puis Novotel, avant de postuler comme gérant d'un hôtel Formule 1. Quand la marque Etap Hôtel est créée, en 1996, il gérera pendant sept ans l'établissement de Saint-Germain-lès-Corbeilles, avant de devenir directeur de deux autres hôtels de la marque, en banlieue parisienne.

Fort de cette expérience, il se lance en 2008 à son compte, en rachetant murs et fonds d'un premier hôtel: l'Etap Hôtel de Villeneuve-le-Roy (50 chambres). «J'ai mis 150.000 euros, empruntés à titre personnel, raconte-t-il. Le reste a été emprunté à la Banque populaire, sur quinze ans. En tant que franchisé, je reverse au groupe 7,5% du chiffre d'affaires annuel. En contrepartie, je profite de leur distribution, de la force de leur marque et de leur puissance d'achat.»

Objectif Madagascar

En 2010, il rachète un deuxième Etap Hôtel, avec son premier hôtel comme garantie. En 2012, la marque Etap Hôtel s'efface au profit d'Ibis Budget. «J'ai fait partie des premiers franchisés Accor. À l'époque, le groupe m'a vendu les hôtels car leur rentabilité ne répondait pas à ses critères», explique cet hôtelier. Il est aujourd'hui à la recherche d'investisseurs pour ouvrir à Madagascar, «idéalement, un Ibis Styles ou un MGallery». Il finalise, pour cela, une formation à l'Essec.

En France, la franchise est clé pour AccorHotels. Fin décembre, le groupe comptait 983 hôtels franchisés dans l'Hexagone (soit 64% du parc), dans les mains de 350 propriétaires franchisés. Selon l'Association des franchisés Accor (AFA), Boissée Finances est le plus grand groupe familial franchisé, avec 48 hôtels. Le groupe Farines en possède 36. À Dijon, un autre groupe familial, Jacquier, compte dix hôtels (MGallery, Ibis, Mercure). Le fondateur de Villages Hôtel (68 hôtels revendus en 2007 à B&B) a toujours cru en la force d'une chaîne pour faire des affaires. «La franchise permet d'avoir une reconnaissance nationale et internationale. Sans franchise, votre territoire est bien plus limité», déclare Patrick Jacquier, président du groupe familial. À Dijon, capitale des ducs de Bourgogne, la moitié de sa clientèle est étrangère.

«Accor­Hotels est le leader national, qui innove, est très présent sur le digital et a une carte de fidélité qui se développe»

Benoît Prat, directeur d'hôtel franchisé

Mais la plupart des franchisés ne possèdent qu'un ou deux hôtels, comme Alfred Andriamasy ou encore Stéphanie et Benoît Prat. En décembre, le couple a racheté les hôtels Ibis et Ibis Budget de Rodez (45 et 55 chambres). Stéphanie Prat possédait déjà un hôtel indépendant de 53 chambres, qu'elle gère toujours à Aurillac. Son mari était cadre bancaire au Crédit agricole depuis quinze ans. «Nous voulions continuer notre vie d'entrepreneurs, dans l'hôtellerie. Nous cherchions des établissements sans restaurant, dans le Grand Sud-Ouest, idéalement avec une grande marque, raconte Benoît Prat. AccorHotels est le leader national, qui innove, est très présent sur le digital et a une carte de fidélité qui se développe.»

Ils ont apporté près d'un tiers du montant de la transaction (murs et fonds) et signé pour dix ans un contrat de franchise. «Nous avons gardé la directrice des deux hôtels et l'ensemble du personnel, précise Benoît Prat. Mais nous passons 70 heures par semaine dans nos établissements hôtels pour le suivi des travaux de rénovation, la maintenance quotidienne, la gestion administrative, le commercial…»

Source : Le Figaro

 

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.