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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 16:12
FO Accor vous informe: PDG d’Accor : “un tiers de nos collaborateurs refusent le changement en cours”

Sébastien Bazin, PDG d'Accor, 2 Juin 2016

Le PDG d’Accor se montre réaliste face aux enjeux de gestion du changement de son groupe, leader mondial de l’hôtellerie.

Face au changement en cours, qui place le client au centre, et nous emmène dans l’industrie de la recommandation, un tiers de nos collaborateurs le comprennent, le partagent et sont capables d’y participer, un autre tiers le comprend, le partage mais a besoin d’être formé, et un autre tiers le refuse et ne le comprend pas, “résume-t-il. Il cite alors la phrase de Roosevelt, pour un leader, “l’enjeu est d’emmener les gens à un endroit où ils ne sont jamais allés.”

Il lui faut emmener les collaborateurs d’Accor d’un métier qu’ils font depuis quarante ans là où ils ne sont jamais allés. “Sinon, nous allons mourir doucement, assurément face à l’uberisation,” pointe-t-il.

Or, son objectif est de laisser le moins de gens derrière. “Je n’ai pas toutes les solutions,” reconnaît-il humblement. Accor emploie 180 000 personnes dans le monde. Sébastien Bazin s’est exprimé à l’occasion du forum changer d’ère, le 2 juin à la cité des sciences de la Villette.

Le monde passe d’une économie de l’information à une économie de la recommandation. “Nous étions employee centric avec une culture assez paternaliste et product centric avec nos différentes marques Ibis, Formule 1, Pullman, pendant quarante ans, les barons du groupe décidaient de tout, et c’était au client de s’adapter, or le client est roi,” tranche Sébastien Bazin.

Sébastien Bazin est revenu sur le comité exécutif des moins de 35 ans qu’il a créé et qui réunit 13 cadres de l’entreprise âgés de moins de 35 ans. “On se voit tous les deux mois, ils ont accès à tous les documents confidentiels du groupe,” rappelle-t-il. “Nous n’avons jamais reçu autant de candidatures de jeunes que depuis que nous avons lancé cette initiative. Cela a généré une fierté, une envie dans le groupe,” se félicite-t-il.

Seul regret, “j’ai commis une grosse erreur, parce que les plus de 35 ans, les 38 ans, les 42 ans, les 54 ans, me disent et moi je sers à quoi dans le groupe ?” reconnaît le PDG. “Les plus de 35 ans ont de la sagesse par rapport aux jeunes,” répond-il.

Autre point, la révolution numérique en cours et l’intelligence artificielle “vont détruire des emplois dans les grands groupes afin que ces groupes s’adaptent sur les 2 à 5 ans qui viennent,” estime Sébastien Bazin. “Mais les emplois créés par ailleurs dans le numérique ne compenseront pas les emplois détruits, il faut que les politiques préparent une réponse à cela dès maintenant,” conclut-il.

Source : La revue du digital

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Published by FO ACCOR
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paternoster 02/06/2016 17:35

Quel démagogue Bazin !

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.