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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 08:15
FO Accor vous informe :Sofitel, Mercure, Pullman, Ibis… ces hôtels pourraient bientôt devenir chinois

Jian Jiang, un puissant groupe hôtelier chinois, ne cesse de grimper au capital de son concurrent français Accorhotels, dont il possède déjà 15%. Selon le Figaro, l’Etat s’opposerait à ce qu’il en prenne le contrôle. Cela signifierait en effet que la plupart des hôtels que nous connaissons passeraient sous pavillon chinois.

Depuis des mois, le groupe public chinois Jian Jiang grignote le capital d'AccorHotels, franchissant successivement les seuils de 5% en janvier, 10% en février, et désormais plus de 15%. Cette filiale d’investissement de la municipalité de Shanghaï est aujourd’hui le premier actionnaire du groupe hôtelier français et voudrait accroître son emprise.

Début février, alors que Jian Jiang avait porté sa part de 5,5 à 6,1% du capital d'AccorHotels, Sébastien Bazin, le PDG du groupe français, avait jugé que cette participation était « amicale ». Il a peut-être changé d’avis depuis. En effet, si Jin Jiang a toujours indiqué qu’il n'envisageait pas de prendre le contrôle d’Accor, il a aussi annoncé vouloir « participer conséquemment à la stratégie de la société » via un ou plusieurs administrateurs. Et ce sera sûrement plusieurs car Jian Jiang aimerait détenir 29% du capital, soit juste en-dessous du seuil légal de 30% qui oblige à lancer une OPA. Selon le Figaro, Jian Jiang aurait déjà mis sur la table une offre de rachat des actions détenues par les fonds Colony Capital et Eurazéo pour monter jusqu’à 26% du capital. Le Chinois serait prêt à payer le prix fort, offrant 45 euros par action Accor, soit une prime de 18%.

Accorhotels rassemble 3.900 hôtels dans 92 pays, de l’hyperluxe au low-cost

L’enjeu est aussi diplomatique et le gouvernement français a demandé à rencontrer la direction de l’hôtelier mais aussi les autorités chinoises dans le but de maintenir le fleuron national dans l’Hexagone. Fondée en 1967 par Gérard Pélisson et Paul Dubrule, le groupe Accor, devenu Accorhotels l’an dernier, est en effet le premier opérateur hôtelier au niveau mondial. Les 3.900 hotels du groupe, sous 17 marques différentes, couvrent toute la gamme de l’hébergement, de l’hyperluxe au low-cost.

Dans le luxe, le groupe opère 375 hôtels et pas moins de trois déclinaisons de son célèbre Sofitel, dont le plus chic le Sofitel Legend avec 5 établissements dans le monde, au Vietnam, en Egypte, en Chine, en Colombie et à Amsterdam où les nuités débutent à 400 euros et dépassent les 1.000 euros pour une suite. Les hôtels Mgallery, Grand Mercure ou Pullman viennent compléter la panoplie du groupe dans le haut de gamme.

Dans le milieu de gamme (1.250 établissements), l’hôtelier opère les Novotel, Mercure, les « aparthotels » Adagio mais aussi les Mama Shelter, des hôtels à la mode avec des chambres design, brasserie et roof-top, où l’on peut passer la nuit à partir de 100 euros.

Cependant, c’est dans la classe économique que le groupe compte le plus d’hôtels (2.200) sous seulement 4 marques : Ibis Styles, Ibis Budget, Adagio Access et hotelF1. Dans cette catégorie, Accor propose chaque jour plus de 240.000 chambres dans le monde à des prix débutant à 19 euros la nuit !

Campanile, Kyriad, Première classe et Tulip sont déjà chinois

Avec 5,58 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2015, Accorhotels est l’une des entreprises qui dégagent le plus de revenus en France. Le groupe emploie près de 190.000 collaborateurs et, fait impressionnant, il s’ouvre un hôtel Accor tous les deux jours dans le monde !

On comprend donc aisément pourquoi le gouvernement ne veut pas laisser filer à l’étranger l’une des plus grosses machines du tourisme mondial. Une crainte d’autant plus justifiée que Jian Jiang est déjà bien installé dans l’hôtellerie tricolore. En mars 2015, le géant chinois a en effet racheté Louvre Hotels, le propriétaire de Campanile, Kyriad, Première classe et les chaînes Tulip, pour la coquette somme de 1,3 milliard d’euros…

Source : Capital Jonathan Chelet

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.