Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 10:31
FO Accor: Chen Liming : « Nous n'avons pas décidé si nous sommes simple actionnaire ou partenaire stratégique d'AccorHotels »

 

Chen Liming : « Nous n'avons pas décidé si nous sommes simple actionnaire ou partenaire stratégique d'AccorHotels »

Le conglomérat Jin Jiang International Holdings Co., numéro un l'hôtellerie chinoise, également actif dans le voyage et la logistique, a acquis l'an dernier l'opérateur français Louvre Hotels Group (Première Classe, Campanile, Kyriad, Golden Tulip…). Son vice-président, Chen Liming, fait le point pour « Les Echos » sur cette opération, mais aussi sur la relation entre Jin Jiang et AccorHotels, dont le groupe chinois est le premier actionnaire avec 12,6 % du capital.

Quel premier bilan tirez-vous du rachat de Louvre Hotels Group ?

 

Il y a beaucoup de similitudes entre la France et la Chine, ce qui permet d'avoir un langage commun. Dans notre relation, la première chose qui compte est le respect du partenaire avec lequel on travaille. Ensuite, il y a la confiance, celle de la direction de LHG [Louvre Hotels Group, NDLR] envers Jin Jiang et inversement. Enfin, il y a une vision à long terme commune de l'hôtellerie. LHG est un acteur historique qui a besoin de s'internationaliser. Jin Jiang partage cette vision, car nous devons accompagner les touristes chinois à l'étranger, d'où notre volonté très puissante d'aller à l'international. Avec Louvre Hotels, c'est un mariage. Nous nous complétons mutuellement. Ce n'est pas Jin Jiang qui achète.

Que vous apporte LHG, y compris en Chine où vous déployez désormais Campanile ?

Le marché chinois est de plus en plus mature et segmenté. Les consommateurs ne veulent pas seulement un hôtel 2, 3, 4 ou 5 étoiles. Pour certains d'entre eux, l'important est d'avoir un bon lit, pour d'autres c'est la restauration, quant aux jeunes générations, elles veulent de la technologie. Notre ambition avec Louvre Hotels est d'apporter aux Chinois le goût de l'art de vivre à la française en Chine, avant qu'ils aillent en Europe.

 

Quel est son rôle à l'international ?

 

Louvre Hotels a un rôle clef dans l'expansion de Jin Jiang à l'international. Les Chinois qui voyagent à l'étranger vont d'abord en Europe, et, quand ils vont en Europe, ils vont d'abord à Paris. Mais Jin Jiang travaille avec d'autres marques, dont des marques d'AccorHotels. Le Sofitel de Shanghai appartient à Jin Jiang. Et l'iconique Peace Hotel de Shanghai, qui porte l'enseigne Fairmont, récemment rachetée par AccorHotels, appartient lui aussi à Jin Jiang.

 

Jin Jiang est entré dans son capital. Quelles sont vos intentions ?

 

Je m'attendais à cette question ! Et ce n'est pas pour rien que j'ai fait référence à Sofitel ! Nous travaillons très bien ensemble. Jin Jiang connaît très bien les cofondateurs d'Accor et a un très grand respect pour eux. Lors de la dernière assemblée générale d'AccorHotels, j'ai eu le plaisir de faire une photo avec Gérard Pélisson. Nous avons aussi une bonne relation avec Sébastien Bazin [son PDG, NDLR], qui doit prochainement rencontrer notre président à Shanghai, tout comme avec le gouvernement français auquel nous expliquons tout ce que nous faisons. Nous le respectons beaucoup et nous avons son soutien parce que nous voulons développer le tourisme chinois en France.

 

Mais quel est le sens de cette participation ?

 

LHG est aujourd'hui notre moteur en Europe et, plus largement, dans le monde. AccorHotels a ses propres caractéristiques et nous sommes très flexibles dans notre partenariat. Jin Jiang possède aujourd'hui ses deux « flagships » de Shanghai. La question est de savoir si notre coopération peut aller plus vite et plus loin. Nous avons un peu plus de 12 % du capital, mais nous n'avons pas encore décidé si nous sommes un simple actionnaire financier ou un partenaire stratégique. Cela prend du temps, mais Jin Jiang est très correct avec AccorHotels.

 

Dans quelle mesure Jin Jiang peut-il être un partenaire stratégique ?

 

Nous sommes très satisfaits de notre coopération actuelle, mais si nous faisions un pas de plus, cela serait « gagnant-gagnant » pour les deux groupes. Il faut que nous en parlions. Cela demande du temps. Il faut aussi garder à l'esprit que, dans la philosophie des Chinois, on s'inscrit dans le temps. Si une affaire ne marche pas, ce n'est pas grave, et on garde quand même la relation. Et puis, un jour, on se retrouve sur une autre affaire.

Sébastien Bazin sera aussi cette semaine à Shanghai pour discuter de l'éventuelle entrée de Jin Jiang au conseil...

Nous n'avons pas fait de demande formelle pour être représentés au conseil d'administration d'AccorHotels. Et la visite de son PDG sera d'abord protocolaire. Après le protocole, il y aura d'autres sujets d'échange, par exemple sur l'avenir de l'hôtellerie.

Jin Jiang n'était pas dans son Top 10 mondial il y a deux ans, il est désormais numéro cinq. Quelle sera la suite ?

Je suis bien incapable de vous dire ce que sera Jin Jiang dans cinq ou dix ans. Cela va dépendre des consommateurs, de l'évolution technologique. Mais faisons un peu de mathématiques... La moitié de la population chinoise vit aujourd'hui en ville, c'est-à-dire environ 700 millions de personnes. Et ce nombre ne cesse d'augmenter. Cela pousse à certains développements, notamment dans l'hôtellerie. On peut se développer par acquisitions mais il ne faut pas oublier la croissance organique. Et quand nous regardons Louvre Hotels, nous sommes très satisfaits des résultats. Si la France et la Chine travaillent en synergie, elles peuvent conquérir le monde. Bien sûr, il y a eu des attentats en France, mais, si j'ai un message à transmettre aux Français, c'est bien celui-là : nous avons confiance, nous croyons à plus de coopération avec la France.

 

Christophe Palierse, Les Echos

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.