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5 octobre 2016 3 05 /10 /octobre /2016 19:53
FO Accor vous informe: AccorHotels mise sur le digital et le luxe pour doper ses résultats

 

Reuters le 05/10/2016 à 17:10

 
    * Le luxe représentera plus de 50% des résultats d'ici 2020 
    * Le digital permettra de tripler le volume d'affaires en 3/4ans 
 
    * "Point d'étape" avec Jin Jiang la semaine prochaine ! ! ! ! 
    * La destination France reste "à risque" 
    * HotelInvest valorisé à 6,5 mds d'euros à la fin 2016 
 
    PARIS, 5 octobre (Reuters) - AccorHotels  ACCP.PA  mise sur  le digital et le luxe pour doper à l'horizon 2020 les résultats d'un groupe qui se sera d'ici là allégé de ses murs et profondément transformé. 
    Avec l'acquisition du groupe FRHI et de ses prestigieuses marques Raffles, Fairmont et Swissôtel qui dégagent des marges deux à trois fois plus élevées que l'hôtellerie économique, AccorHotels estime que le luxe représentera plus de 50% de ses résultats d'ici à 2020-2021, contre environ 15% aujourd'hui, a déclaré mercredi son PDG Sébastien Bazin à l'occasion d'une journée investisseurs.     
   
 "D'ici là, le groupe aura cédé HotelInvest (son pôle immobilier) et sera devenu un pur opérateur de marques, dont la valeur prendra alors toute son importance", a-t-il dit. 
    Avec la cession de ses actifs immobiliers, l'acquisition de FRHI et de ses nouveaux métiers (plateformes de locations, conciergerie), le groupe entend doubler sa marge d'exploitation d'ici 2020, par rapport aux 11,9% de 2015. 
    
Le nouveau responsable des marques de luxe du groupe, Chris Cahill, a précisé que l'intégration de FRHI se déroulait conformément aux prévisions, AccorHotels ayant chiffré à 65 millions d'euros les synergies de coûts à partir de la deuxième année suivant l'acquisition. 
    
Sébastien Bazin a également estimé que le plan digital lancé en 2014 permettrait de tripler d'ici trois à quatre ans le volume d'affaires (chiffre d'affaires et revenus des franchisés) du groupe, qui totalise aujourd'hui 12 milliards d'euros.
Interrogé sur l'évolution de ses relations avec son actionnaire Jin Jiang  600754.SS , Sébastien Bazin a estimé qu'il n'y avait "rien de nouveau, ni bonnes ni mauvaises nouvelles" et indiqué qu'un point d'étape serait fait avec lui la semaine prochaine lors d'un déplacement en Chine. 

CONFIANT POUR PARIS 
AccorHotels tente de trouver la parade face aux appétits du géant hôtelier chinois, actionnaire à 12,6% du groupe. 
Jin Jiang a approché les fonds Eurazeo  EURA.PA  et Colony Capital pour leur racheter leurs parts (10,1% de concert), provoquant la réaction des pouvoirs publics français, inquiets 
de voir encore un fleuron local menacé de passer sous pavillon étranger.
 
Sébastien Bazin s'est refusé à tout commentaire sur l'activité de l'été, le groupe publiant son chiffre d'affaires du troisième trimestre le 18 octobre. Il a toutefois indiqué que la "destination France" resterait "à risque" tant que les problèmes de sécurité ne seraient pas résolus, tout en se disant "très confiant" quant à la résilience de Paris et sa capacité à rester, dans le temps, parmi les trois premières destinations touristiques du monde. 
 
Le revenu par chambre (principale mesure d'activité du secteur) a chuté de 6% et 13,4% respectivement en juillet et août en France, selon le cabinet MKG. 
A Paris, le décrochage a atteint 31,5%. La France compte encore pour environ 30% du résultat d'exploitation d'AccorHotels.
 
Le groupe est aussi en pleine mutation. Il a engagé la cession d'une part majoritaire de HotelInvest, son pôle de gestion immobilière regroupant les murs des hôtels.   
La valeur de marché de ces actifs devrait ressortir à 6,5 milliards d'euros à la fin 2016, contre 7,3 milliards d'euros à la fin juin 2016, une fois sortis du périmètre les actifs du 
polonais Orbis. 
    
Dans le même temps, le groupe a multiplié les acquisitions défensives pour mieux résister aux agences de réservation en ligne et aux plates-formes de partage, Airbnb en tête, qui 
déstabilisent le modèle de l'hôtellerie traditionnelle.
 
Il a racheté le britannique Onefinestay, pris des participations dans Oasis Collections et Squarebreak, plates-formes spécialisées dans la location d'appartements ou de maisons haut de gamme, et a acquis en juillet 80% de la conciergerie John Paul.  
 
Il vient aussi d'annoncer qu'il allait se lancer sur le marché très porteur des auberges de jeunesse avec une nouvelle marque baptisée Jo&Joe.   
    
En Bourse, le titre AccorHotels cède 3,63% à 34,52 euros à 17h10, sous-performant l'indice européen de l'immobilier  .SX86P  (-2,56%), lui-même en repli marqué.

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.