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6 octobre 2016 4 06 /10 /octobre /2016 08:51
FO Accor vous informe: Accorhotels se positionne en groupe de service aux voyageurs

En marge d'une Journée investisseurs, le PDG d'AccorHotels, Sébastien Bazin, a résumé mercredi devant quelques journalistes le devenir du groupe d'une formule facétieuse : le champion français de l'hôtellerie, numéro six mondial de son secteur (classement MKG),« ne sera plus que sur une seule jambe ». Le patron du champion français renvoie ainsi à un passé récent, avec l'annonce du projet de filialisation de son pôle immobilier HotelInvest, avec perte de contrôle.

Petit retour en arrière : l'ex-PDG du groupe, Gilles Pélisson, avait maintes fois défendu son modèle s'appuyant sur« deux jambes »avant sa scission de juillet 2010, et la mise en Bourse de son pôle Services alors devenu la société Edenred.

Moins de sept ans plus tard, l'ancien Accor ira de facto encore plus loin dans sa transformation qui n'est pas sans rappeler le chemin suivi par certains de ses grands concurrents anglo-saxons, en particulier l'américain Marriott International ou le britannique InterContinental Hotels Group, lesquels se sont « allégés » de leur immobilier. S'adressant à des investisseurs long terme, la filialisation d'HotelInvest sera, à son tour, tout à la fois historique et structurante quand bien même l'opérateur, qui fêtera ses cinquante ans l'an prochain - l'ouverture du premier Novotel remonte à 1967 -, conservera l'exploitation du parc cédé.

Ainsi, l'opération, qui doit intervenir au cours du premier semestre 2017 - peut-être en mai prochain -, porte sur 50 % à 80 % du capital du pôle immobilier, soit une valeur brute des actifs d'un montant de 7,3 milliards d'euros sur la base des comptes d'AccorHotels au 30 juin 2016. De ses quelque 1.100 établissements en propriété ou en location, la société n'en conservera que 10 % à travers sa filiale polonaise Orbis et des contrats de location.

« C'est la conséquence du travail accompli », a, de nouveau, souligné mercredi Sébastien Bazin en faisant référence à la mise au carré de l'immobilier d'AccorHotels. Sa valeur s'élevait, il est vrai, à 4,5 milliards à la fin 2013, à la veille de la création d'HotelInvest dans le cadre de la réorganisation du groupe. Celle-ci avait par ailleurs conduit à l'instauration du pôle HotelServices pour tous les métiers liés à l'exploitation hôtelière.

Un peu plus de trois ans après avoir pris les commandes du groupe - fin août 2013 - Sébastien Bazin l'engage donc dans une nouvelle ère. Lors de la Journée investisseurs, il a en effet non seulement mis en exergue la révolution digitale, l'offensive dans l'hébergement alternatif à l'hôtellerie - plates-formes Oasis Collections, Squarebreak, et Onefinestay -, ou encore, dernière initiative, le lancement du concept d'auberges de jeunesse Jo & Joe mais encore le développement de nouveaux services aux voyageurs.

Ainsi, le coup de fouet annoncé à son activité dans la restauration se fait sentir avec le lancement de la plate-forme « Restaurants by AccorHotels », laquelle réunit 3.600 établissements, dont plus de 500 peuvent faire l'objet d'une réservation en ligne. Il en est de même dans l'organisation de réunions ou événements professionnels. D'une manière générale, c'est un nouveau marché qui s'esquisse dans les services : « Il y a 50 services différents que l'on pourrait proposer », s'exclame à ce propos Sébastien Bazin. Et de citer, entre autres, la remise de clefs d'appartements mais aussi de colis, et de rappeler l'ouverture en permanence des hôtels.

La diversification du groupe va d'ailleurs de pair avec une accélération du développement de son parc. A« moyen terme », il compte ouvrir 250 à 280 hôtels par an, soit 40.000 à 45.000 chambres, à comparer à 228, soit 36.000 chambres, en 2015. Et tout en réduisant davantage encore le poids historique du marché européen, AccorHotels va se renforcer davantage encore dans le haut de gamme et le luxe. Fort de la récente acquisition des chaînes Fairmont, Raffles et Swissôtel, le groupe prévoit en effet 250 ouvertures dans ces segments, soit quasiment deux fois plus qu'au cours de la période 2011-2015 (132).

AccorHotels, qui se concentre sur un développement à faible intensité capitalistique, a de surcroît des marges de manoeuvre substantielles pour faire des acquisitions. Alors que la consolidation bat son plein, il va même récupérer 3,7 à 5,8 milliards d'euros avec la filialisation d'HotelInvest. Si son PDG renvoie la décision au conseil d'administration, on peut toutefois s'attendre à un « retour » aux actionnaires. Il y a fort à parier que Colony Capital et Eurazeo, qui ont bien profité de la transformation du groupe depuis le milieu des années 2000, se frottent déjà les mains. Une bonne nouvelle aussi pour le chinois Jin Jiang. Un premier actionnaire encombrant avec lequel Sébastien Bazin doit encore trouver un terrain d'entente.

​Source Christophe Palierse Les Echos

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.