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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 11:02
FO Accor vous informe: Comment survivre à Booking ou Uber

© istock

Alors qu'en Belgique, on boucle péniblement un budget qui au final ne plaît ni à gauche ni à droite, qu'aux États-Unis, les candidats au poste suprême se livrent à une surenchère de révélations plus ou moins scabreuses l'un sur l'autre et qu'en France, les primaires à droite se déroulent sans grand enthousiasme populaire, on en oublierait presque que la vie continue pour tout le monde et en particulier pour les entreprises.

C'est le cas du groupe Accor, un groupe hôtelier qui regroupe des marques aussi différentes qu'Ibis, Mercure, Novotel ou Sofitel. Voilà un groupe qui, comme tant d'autres, est mis à mal par la présence d'intermédiaires comme Booking ou Expedia, qui rognent sur la marge de cet hôtelier et de tant d'autres.

Il faut dire qu'un site comme Booking.com est devenu leader mondial de la réservation de chambres sur Internet sans avoir une seule chambre, exactement comme Uber n'a pas un seul taxi en propriété ! Et plutôt que de se lamenter de cette nouvelle concurrence, le PDG du groupe Accor, le très dynamique Sébastien Bazin, a décidé de considérer Booking et les autres plateformes internet comme des apporteurs d'affaires et non plus des concurrents. Comment ? Il a réorganisé le fonctionnement interne d'Accor pour que les clients venus une première fois grâce à Booking reviennent dans ses hôtels en réservant directement via Accorhotels.com. Autrement dit, le patron d'Accor reconnaît que cela lui coûte moins cher d'attirer un client du fin fond des États-Unis grâce à Booking plutôt que d'ouvrir un bureau commercial sur place. Mais, et c'est là la grande différence avec le passé, lorsque ce client descendra pour la deuxième fois dans l'un des hôtels d'Accor, le personnel devra faire en sorte qu'il réserve directement sur le site de l'hôtel et non plus via un agrégateur comme Booking.

Face au Darwinisme économique ambiant, mieux vaut être une entreprise qu'un État...

Pour consolider sa nouvelle stratégie, le patron d'Accor n'en est pas resté là. Il vient de finaliser l'achat d'un groupe hôtelier spécialisé dans le très haut de gamme. La raison ? C'est dans le segment du luxe que la concurrence d'un Booking ou d'un Expedia est la moins forte, vu que les palaces et les grands hôtels peuvent mieux imposer leurs prix à ces plateformes internet qu'un simple 3 étoiles. D'ailleurs, le PDG d'Accor pense que le segment luxe représentera 50% des profits de son groupe en 2020-2021, demain donc.

Cette stratégie me semblait intéressante à décortiquer, car elle montre que dans un monde mouvant, très concurrentiel, et sans pitié, les entreprises sont toujours plus rapides que les États à s'adapter au nouvel environnement. Face au Darwinisme économique ambiant, mieux vaut être une entreprise qu'un État...

Source: DKV

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.