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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 10:50
FO ACCOR vous informe: AccorHotels : fin de cycle avec la sortie de Colony

La sortie de Colony de son capital symbolise la fin d'une période décisive pour AccorHotels.
Le groupe hôtelier n'a plus d'actionnaire de référence aujourd'hui.

Après Carrefour et Edenred courant janvier, Colony Capital vient de mettre fin à un autre de ses engagements financiers majeurs des années 2000 avec l'annonce, mardi soir, de sa sortie, au 31 janvier, d' AccorHotels.

Ce désengagement de la société de capital-investissement du champion français de l'hôtellerie s'était amorcé à la fin mars 2015, soit quasiment dix ans après son arrivée avec l'apport de 1 milliard d'euros sous forme d'obligations convertibles, avec l'appui d'Eurazeo. Par la suite, les deux compères avaient réinvesti, détenant, de concert, jusqu'à 30 % du capital début 2009.

Le duo a été un actionnaire de référence très actif pour avoir poussé la profonde transformation qu'a connue l'entreprise en moins d'une décennie avec, entre autres, de nombreuses cessions de murs et son recentrage sur l'hôtellerie. Ce dernier mouvement a notamment donné lieu à la mise en Bourse, début juillet 2010, de sa branche Accor Services (Ticket Restaurant, Kadéos...), devenue la société Edenred.

Cette volonté de transformation, plus ou moins partagée par le conseil, a, au passage, emporté successivement trois patrons : Jean-Marc Espalioux, Gilles Pélisson, et enfin Denis Hennequin, remplacé en tant que PDG, à la fin août 2013, par Sébastien Bazin, qui était à la manoeuvre depuis 2005 en tant que dirigeant Europe de Colony Capital. La nomination de ce financier aussi habile que charmeur fit une dernière victime : Yann Caillère, alors directeur général à titre intérimaire. Fait sans précédent aussi, le conseil d'administration a implosé en février 2009 à propos d'une réforme de la gouvernance.

Si Colony a bien profité de ses quasi douze ans chez AccorHotels, lequel a bien servi ses actionnaires en rachetant des actions et en versant des dividendes exceptionnels, le moment de sa sortie définitive pourrait néanmoins surprendre. Sébastien Bazin a milité en tant que patron Europe de Colony pour la création d'une foncière qui aurait pu être le préalable à une vente en bloc de l'immobilier. Et de fait, AccorHotels entend céder, d'ici au début de l'été 2017, de 50 % à 80 % du capital d'HotelInvest, son pôle immobilier alors filialisé, la valeur globale brute des actifs s'élevant à 6,6 milliards d'euros (hors filiale polonaise Orbis).

Question de fond

Mais Colony aurait déjà bénéficié de l'effet d'aubaine dans la mesure, observe-t-on, que le projet, annoncé en juillet 2016, « est en partie répercuté dans le cours de Bourse », explique un observateur. En outre, et quand bien même Eurazeo est encore au capital - avec 4,28 % du capital et 7,97 % des droits de vote -, la société de capital-investissement a décidé de tourner la page. « La logique des fonds est qu'à un moment donné il faut rendre l'argent à ses investisseurs. Pour profiter de l'effet d'une nouvelle transformation du "business model", Colony aurait dû s'engager pour plusieurs années encore », explique un fin connaisseur des protagonistes. Une grille de lecture qui vaut aussi pour Carrefour, chez qui Colony s'était installé en 2007, agissant de concert avec Groupe Arnault. De son côté, le groupe de distribution s'apprête à coter sa filiale brésilienne et sa foncière Carmila.

S'agissant d'AccorHotels, la sortie de Colony remet à l'ordre du jour une question de fond : quel est désormais l'actionnaire de référence ? La réponse dépend pour beaucoup de l'attitude de ses deux nouveaux grands actionnaires qui se sont installés dans son capital en 2016 : le Qatar, qui a pris 10,4 % à la faveur de la vente des chaînes de luxe Fairmont, Raffles et Swissôtel, et l'opérateur chinois Jin Jiang, numéro cinq mondial, lequel détenait une part de 12,6 % au dernier pointage officiel.

Christophe Palierse, Les Echos
@cpalierse

 

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.