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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 23:07
FO Accor vous informe : Colony solde sa part dans AccorHotels après Edenred et Carrefour

Le fonds Colony est sorti du capital d'AccorHotels et a mis fin au concert qu'il détenait dans le groupe hôtelier avec Eurazeo, a fait savoir mardi l'Autorité des marchés financiers (AMF).

Avec 4,9% du capital d'AccorHotels, Colony était le quatrième actionnaire du groupe derrière le chinois Jin Jiang Holdings (12,56%), le fonds du Qatar (10,36%) et celui d'Arabie saoudite (5,79%).

La société ColDay, contrôlée par Colony, a franchi en baisse le 31 janvier le seuil de 5% des droits de vote du groupe et ne détient plus aucune action d'AccorHotels, à la suite d'une cession de titres réalisée hors marché, a indiqué l'AMF dans un avis financier.

Le concert constitué avec Legendre Holding, contrôlée par Eurazeo, ne dispose donc plus, de fait, d'actions AccorHotels et le pacte d'actionnaires qui existait depuis 2008 entre Colony et Eurazeo a été dissous.

Eurazeo conserve quant à lui sa participation de 4,28% du capital et de 7,97% des droits de vote d'AccorHotels.

Cette cession pourrait relancer les spéculations sur une possible montée du chinois Jin Jiang au capital du groupe français.

Après avoir acquis plus de 10% d'AccorHotels pour plus d'un milliard d'euros en quelques mois au printemps 2016, le géant hôtelier chinois avait approché Eurazeo et Colony pour leur racheter leurs parts, provoquant la réaction des pouvoirs publics français, inquiets de voir un nouveau fleuron français passer sous pavillon étranger.

En juillet dernier, le PDG d'AccorHotels, Sébastien Bazin, avait déclaré que si une cession des parts détenues par le concert Eurazeo-Colony devait intervenir, "ce choix serait partagé par le conseil d'administration".

"Il faudra surveiller les futurs franchissements de seuils", note un analyste qui juge cependant peu probable une acquisition de la part de Colony par Jin Jiang.

"Acquérir 5% de plus ne changera pas la donne pour lui et les autorités chinoises semblent vouloir calmer le jeu en matière d'investissements étrangers", souligne t-il, sous couvert d'anonymat.

En Bourse, le titre AccorHotels a fini à 38,42 euros mardi, signant une hausse de 9% depuis le début de l'année.

Cette opération marque le troisième désengagement de Colony en Europe depuis le début de l'année, le fonds venant de solder, coup sur coup, ses participations dans Edenred puis dans Carrefour.

(Pascale Denis, édité par Gwénaëlle Barzic)

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.