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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 20:44
FO Accor vous informe: Elections TPE: la CGT et la CFDT -en tête-reculent alors que l'unsa gagne du terrain

Élections TPE : la CGT et la CFDT – en tête – reculent alors que l’Unsa gagne du terrain

L’élection TPE s’est soldée par une nette avance de la CGT avec 25,12 % des voix selon les résultats publiés le 3 février 2017. Viennent ensuite la CFDT (15,49 %) et FO (13,01 %). L’Unsa (12,49 %) arrive en 4e position devant la CFTC (7,44 %). Sans surprise, le taux de participation est faible : 7,35 %, contre 10,38 % en 2012

 

Selon les résultats des élections TPE dévoilés le 3 février, la CGT a conservé sa première place, maintenant dix points d’écart avec la CFDT, comme en 2012, au terme d’un scrutin marqué par un taux d’abstention supérieur à 92 %. En effet, seulement 330 928 des 4,5 millions de salariés concernés ont participé à ce scrutin, qui s’est déroulé du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (jusqu’au 20 janvier 2017 dans les Outre-mer).

L’Unsa près du podium

La CGT a recueilli 25,12 % des voix (contre 29,54 % en 2012), la CFDT 15,49 % (19,26 % en 2012). Si la CGT maintient sa première position, son écart se réduit avec la CFDT (31 164 voix, contre 47 334 en 2012).

Toujours en 3e position à 13,01 % (15,25 % en 2012), FO est désormais talonnée par l’Unsa, qui a enregistré un bond de plus de 5 points, à 12,49 % (contre 7,35 % en 2012). L’Union ne se situe ainsi qu’à 0,5 point de FO.

Autre organisation en progression: la CFTC (7,44 %) qui gagne 0,91 point (6,53 %). La CFE-CGC n’a, quant à elle, obtenu que 3,38 % au total (2,32 % en 2012), mais a récolté 28,83 % des voix (26,91 % en 2012) dans le collège cadre où elle se présentait.

L’Union syndicale Solidaires a obtenu 3,50 % (4,75 % en 2012), le CAT 1,20 % (2,39 % en 2012) et la CNT 2,31 % (2,13 % en 2012).

Des élections ayant souffert du report

Comme en 2012, ce scrutin est marqué par une faible participation : 7,35 % des salariés électeurs. Contrairement au scrutin de 2012, les cadres (7,73 %) se sont un peu plus mobilisés que les non-cadres (7,30 %).

Comment expliquer cette faible participation ? Les syndicats l’imputent au report des élections en raison du feuilleton judiciaire opposant notamment la CGT et le Syndicat des travailleurs corses.

« Ces élections ont malheureusement souffert du report de la période de vote et de l’envoi tardif de matériel », regrette ainsi la CFDT. La CGT pointe également du doigt l’absence de communication dans les médias afin d’informer et de sensibiliser les salariés. Pour la confédération de Philippe Martinez, c’est le gouvernement qui porte « notamment la responsabilité de ces résultats » en ayant fait preuve « amateurisme ». Pour l’Unsa, la principale explication est certes le report mais, pour elle, « cela engage la responsabilité de la CGT qui ne pouvait ignorer les conséquences d’un recours qu’elle a déposé tardivement ». Des « erreurs d’adresses ont empêché près de 10 % des électeurs » de voter, selon Solidaires. La fédération aurait également souhaité que le gouvernement organise une « véritable campagne » permettant aux syndicats de présenter leurs propositions et enjeux.

De son côté, le ministère du Travail souligne dès la proclamation des résultats que « tous les moyens ont été mis en œuvre » pour que ces élections se « déroulent dans les meilleures conditions », dont « une campagne de grande ampleur » (courriers envoyés au domicile des électeurs, diffusion de spots à la radio, annonces dans la presse, affichage et campagne digitale d’octobre 2016 à janvier 2017).

Les questions sur la table

Pour la confédération de Laurent Berger, la principale raison de cette forte abstention est la modalité du vote sur sigle. Par ailleurs, poursuit le leader de la CFDT, « il est difficile de tirer un enseignement général de ces résultats », mais « le recul des trois plus grandes organisations syndicales mériterait d’être [aussi] analysé ».

De son côté, la CFTC explique ce taux d’abstention par l’éloignement historique de trop nombreux salariés des très petites entreprises avec le fait syndical.

Cet avis est partagé par la CFDT et l’Unsa. Cette dernière organisation souligne ainsi que les résultats de ces élections témoignent « du degré d’extériorité des salariés des très petites entreprises à l’égard du syndicalisme ».

À QUOI SERVENT LES ÉLECTIONS TPE ?

Les résultats de cette élection seront additionnés avec les résultats des élections professionnelles, organisées dans les entreprises de 11 salariés et plus et avec les résultats des élections aux chambres d’agriculture, pour la mesure de l’audience des organisations syndicales au niveau national et interprofessionnel. Cette agrégation sera réalisée au printemps prochain.

Les résultats des élections TPE vont aussi permettre de désigner des conseillers prud’homaux et les représentants syndicaux dans les commissions paritaires régionales (CPRI), qui seront mises sur pied le 1er juillet prochain. Les commissions auront un rôle d’information et de conseil auprès des employeurs et des salariés des TPE, et elles pourront faire des propositions en matière d’activités sociales et culturelles.

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.