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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 18:08
Nicolas Sarkozy à Paris, le 27 septembre. Photo Denis Allard / REA pour Libération.

Nicolas Sarkozy à Paris, le 27 septembre. Photo Denis Allard / REA pour Libération.

L'ex-président fait son entrée au conseil d'administration du groupe hôtelier. Il y présidera le comité de stratégie internationale, créé spécialement pour son arrivée.

 

On les apercevait ensemble dans la tribune présidentielle du Parc des princes, lors des matchs du Paris Saint-Germain (PSG). Ils se retrouveront désormais, côte à côte, lors des réunions du conseil d’administration d’Accor, premier hôtelier européen avec les enseignes Pullman, Sofitel, Novotel ou encore Ibis et Formule 1.

L’ensemble pèse 5,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 525 000 chambres réparties dans plus de 4 000 hôtels.

Nicolas Sarkozy est, officiellement depuis mardi, administrateur du groupe Accor après avoir été choisi personnellement par le PDG, Sébastien Bazin. Les deux hommes se connaissent de longue date. Depuis une époque où l’un n’était pas encore président de la République et l’autre ne dirigeait pas Accor. L’ancien chef de l’Etat a été recruté comme administrateur indépendant et il présidera le comité de stratégie internationale, créé spécialement pour son arrivée. Impossible pour le moment de savoir si, dans ses attributions «worldwide», Nicolas Sarkozy s’occupera du dossier Jin Jiang, du nom de cet hôtelier chinois qui a croqué 15% du capital d’Accor, sans y être invité, bien au contraire. Pourtant c’est, entre autres, pour son carnet d’adresses international que Nicolas Sarkozy a été recruté.

 

Une figure du monde de l’hôtellerie, en France, y voit également une autre explication : «Lorsque Sébastien Bazin était le patron, pour la France, du fonds d’investissement Colony Capital, il avait pris le contrôle du PSG, essentiellement pour des raisons immobilières, compte tenu du patrimoine du club. L’affaire ne s’est cependant pas déroulée comme prévu et Sébastien Bazin se faisait régulièrement taper sur les doigts par le boss mondial de Colony Capital, Tom Barrack. Sarkozy a alors aidé Bazin à trouver un acquéreur pour le PSG.» En l’occurrence, le Qatar Sport Investment (QSI), acquéreur du club en 2011. Il s’agirait donc, selon ce patron de l’hôtellerie, «d’un renvoi d’ascenseur». Quoi qu’il en soit, la tâche ne devrait pas trop accaparer l’ex-président. Les membres du conseil d’administration d’Accor perçoivent en moyenne 50 000 euros par an, pour une dizaine de réunions. Un job en demi-pension plutôt qu’en pension complète.

 

Franck Bouaziz

Journal Libération

 

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.