Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 07:17
FO Accor vous informe : AccorHotels engage la rénovation de hotelF1 

 Le groupe veut élargir la clientèle de sa chaîne superéconomique.
 Il va prendre le contrôle de l’essentiel du parc et en céder une partie à la CDC.

Dossier prioritaire et complexe pour AccorHotels en France, le pro- jet de rénovation de sa chaîne d’hôtels superéconomiques hotelF1, créée en 1985 et longtemps appelée Formule 1, est désormais lancé. Et le champion français de l’hôtellerie, qui l’a annoncé ce mer-credi après la Bourse, s’offre une relance ambitieuse, accompagnée d’un nettoyage du parc au préalable.

Le plan de relance de hotelF1 passe en effet par la cession d’une partie du parc au groupe SNI, la filiale immobilière d’intérêt général de la Caisse des Dépôts, l’idée étant de transformer les hôtels concernés en hébergements d’urgence pour les sans-domicile fixe ou les réfugiés (lire ci-dessous). Au bout du compte, 62 des 237 établissements (soit 17.864 chambres) que compte hotelF1 en France sont repris par la SNI, moins d’un tiers des unités à céder se situant en Ile-de-France. Ce portefeuille comprend 7 des 20 hotelF1 aujourd’hui détenus par AccorHotels, les 55 autres relevant d’un véhicule d’investissement immobilier de type OPCI, lequel avait acquis auprès du groupe hôte- lier 157 hotelF1 en 2009.

La clarification du parc est la condition sine qua non de sa réno- vation dans la mesure où les pou- voirs publics font appel à la chaîne ainsi qu’à d’autres enseignes pour trouver des solutions de logement d’urgence, ce qui pèse sur la com- mercialisation des établissements concernés. « Il est très difficile de mixer les clientèles », déclare d’ailleurs, à ce propos, aux « Echos » la directrice générale HotelServices France et Suisse d’Accorhotels, Sophie Etchandy-Stabile, avant de témoigner de « l’augmentation de la demande du Samu social en 2015 et 2016 ».

Mais la dimension immobilière de l’opération est d’autant plus importante qu’à l’issue de la vente de 62 hotelF1 à SNI, qui devrait intervenir au troisième trimestre, AccorHotels doit devenir l’action- naire majoritaire de l’OPCI qui en portera encore, après coup, 102. Pour ce faire, il est prévu une aug- mentation de capital réservée de 51 millions d’euros. Celle-ci servira à couvrir une bonne part du coût de la rénovation des établissements, chiffrée au total à 75 millions pour les hôtels « portés » par l’OPCI, les investisseurs partenaires s’enga- geant pour 24 millions. Quant au reste du plan de rénovation, il sera assuré par les franchisés, lesquels détiennent 59 hotelF1.

Nouvelles cibles

Le programme, a priori lancé à la fin de l’année, s’étalera sur trois ans. Il consistera en un véritable reposi- tionnement de la chaîne. Sans pour autant se couper de sa clientèle habituelle, dont les ouvriers de chantiers de construction, Acco- rHotels veut toucher de nouvelles cibles, les femmes et les jeunes, mieux s’adresser aussi aux familles, d’où une nouvelle offre de cham- bres partagées jusqu’à six person- nes avec, de surcroît, une possibilité de tarification au lit. Autre rupture forte qui renvoie aux exigences du nouvel hotelF1 : la chambre pre-

mium équipée d’une salle de bains. Le « coup de jeune » passe par aussi par le recours à la couette au lieu des dessus-de-lit, et la disparition de la moquette remplacée par un sol- parquet. Confiée à un jeune desi- gner espagnol, Carlos Pujol, la déco- ration du nouvel hotelF1, plus moderne, est aussi un clin d’œil à l’univers du voyage, à grand renfort de vieilles affiches notamment, autour d’une signature : « on the road ».  Selon Sophie Stabile, ce nouveau positionnement doit permettre de reprendre le développement en France sans pour autant cannibali- ser le concept d’auberge de jeunesse Jo&sJoe, une autre expérience du voyage.

 

Christophe Palierse

cpalierse@lesechos.fr

En reprenant 62 hôtels, la SNI va créer 7.700 places d’hébergement d’urgence 

La SNI va créer un parc
de résidences à vocation sociale en rachetant des hôtels F1 du groupe Accor.

Catherine Sabbah

@csabbah

La SNI est sur le point de racheter les 62 hôtels Formule 1 vendus par le groupe Accor dans le cadre de la res- tructuration de son parc (lire ci-des- sus). L’opérateur de logements sociaux, filiale de la Caisse des Dépôts, connaît bien ce parc situé pour un tiers en Ile-de-France, le reste réparti dans les grandes agglo- mérations. Ses équipes l’ont étudié de près depuis des mois et choisi les établissements qui correspondaient le mieux à leurs attentes : bâtir l’infrastructure immobilière néces- saire pour remporter deux appels concernant la création de 10.000 pla- ces d’hébergement d’urgence, lancés en septembre dernier, par les minis- tères du Logement et de l’Intérieur.

Le plan était bon : le 17 janvier der- nier, Adoma, l’ex-Sonacotra filiale de la SNI, a emporté 70 % des lots, soit 7.700 places. Le groupe prévoit de lancer quelque 30 millions d’euros de travaux afin de rénover

les bâtiments vendus par Accor et les transformer en résidences hôte- lières à vocation sociale (RHVS), ins- titutionnalisant ainsi leur usage actuel le plus fréquent : loger des personnes à la rue, sans-abri ou réfugiés, envoyées dans ces établis- sements par les préfectures ou le 115.

Tous les travaux doivent être achevés d’ici à six mois Il faudra installer des kitchenettes dans certaines chambres, des espa- ces d’accueil, quelques bureaux et mettre aux normes techniques des immeubles pas toujours bien entre- tenus. Tous les travaux doivent être achevés d’ici à six mois, y compris dans la vingtaine d’établissements acquis auprès d’autres enseignes. L’Etat paie actuellement 170 mil- lions d’euros par an, 17 euros par nuit et par personne, pour loger les sans-abri dans des hôtels privés. La SNI ne recevra que 16,50 euros, et moins dans certaines régions, pour fournir en plus du gîte, un accom- pagnement social et en cas d’urgence des repas. « Nous avons le savoir-faire, grâce à Adoma, nous allons industrialiser nos procédés et le contrat sur cinq ans nous permet- tra de réguler les dépenses », estime Vincent Mahé, le secrétaire général de la SNI. Lors de l’appel d’offres, ce tarif jugé insuffisant pour le service attendu avait refroidi la plupart des associations d’habitude mobilisées sur le sujet.

L’idée des RHVS ou « Logis-re- lais » lancée par Jean-Louis Borloo en 2006 voit enfin le jour. Il y a dix ans, le groupe Accor était déjà dans la boucle et prêt à créer une société commune avec la Caisse des Dépôts et le 1 % (Action Logement). Aujourd’hui, ce parc voué à grandir devrait être financé grâce à un fonds de quelque 250 millions d’euros, abondé par des investisseurs institu- tionnels qui ont déjà répondu pré- sent. Ils recevront des « social impact bonds » censés financer un service public et devraient être rémunérés à un taux de 3,5 % sur l’économie réali- sée par la collectivité.

170

MILLIONS D’EUROS PAR AN

Ce que l’Etat paie actuellement par nuit et par personne, pour loger les sans-abri dans des hôtels privés.

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

padaccord 10/04/2017 11:41

et combien de chomeur en plus?

PadAccor 23/03/2017 21:41

Que FO parle de la vente des hotelF1 et de la rénovation de la marque sans parler des 394 suppressions de postes qui en déoule, c'est honteux!

fo accor 24/03/2017 09:55

Fo est aujourd'hui avec d'autres organisations syndicales en train de négocier un Plan de Sauvegarde de l'emploi avec la direction Accor. Pour information cet article est celui du journal Les Echos. Renseignez vous avant de parler. Merci

PadAccor 23/03/2017 21:39

Que FO parle de la rénovation de la marque hotelF1 sans parler du plan de sauvegarde de l'emploi et des 394 postes supprimés chez hotelF1, c'est honteux!

Angeline 12/03/2017 16:45

très beau blog sur le lifestyle. un plaisir de me promener ici.

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.