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2 mars 2017 4 02 /03 /mars /2017 07:50
© Fournis par www.challenges.fr Emmanuel Macron

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Le candidat d’En Marche propose de donner aux syndicats la moitié des sièges dans les conseils de surveillance. Une véritable révolution du capitalisme français.

 

C’est une mesure choc, imaginée par les experts d’Emmanuel Macron, que le candidat d’En Marche! devrait détailler, le 2 mars, lors de la présentation de son programme: la mise en place d’une cogestion « à la française » entre les syndicats et le patronat, en s’inspirant du modèle allemand. L’idée est d’accorder aux syndicats la moitié des sièges au Conseil de Surveillance, comme en Allemagne, où cette règle s’applique aux entreprises de plus de 2.000 salariés. Dans le projet Macron, un nouveau type de société associant les salariés à la gestion serait créé. Et l’Etat inciterait à sa généralisation en lui accordant un avantage fiscal, par rapport aux sociétés classiques, une réduction de l’impôt sur les sociétés. Ce type d’entreprise cogérée offrirait un plus grand accès des représentants des salariés à l’information stratégique.

Cette proposition constitue un nouveau coup de barre à gauche d’Emmanuel Macron, après sa proposition d’exonérer 80% des Français de la taxe d’habitation dès 2019, annoncée le 24 février au micro de Jean-Jacques Bourdin sur BFM-TV. Son projet « de droite et de gauche » mélange des mesures très libérales (baisse du coût du travail, plafonnement des indemnités en cas de licenciement) et sociales, comme le remboursement des lunettes à 100% ou la généralisation de l’assurance chômage aux indépendants et aux salariés qui démissionnent. Mais il a décidé de viser plutôt les électeurs de gauche, dont beaucoup sont déboussolés par le programme très radical de Benoît Hamon.

Une loi El Khomri à la puissance dix

La mesure va plaire aux syndicats, qui jusqu’alors s’inquiétaient du projet Macron d’étatiser l’Assurance chômage: « Les pouvoirs publics devraient reprendre à leur charge la stratégie et les décisions relatives à l’Unedic », avait lancé Emmanuel Macron, dès l’automne dernier. A l’inverse, François Fillon veut conserver ce « paritarisme de gestion », même si ses mesures sociales sont très radicales (dégressivité des indemnités chômage, fin des 35 heures).

De son côté, Macron considère que les syndicats « font trop de politique ». Et il réclame « un dialogue social plus vivant. Je veux qu’au plus près du terrain, on trouve de bons compromis », soulignait-il sur TF1, le 11 décembre dernier. En accusant les confédérations nationales de bloquer le débat. « Elles rentrent dans un débat politique, comme on l’a vu sur la loi Travail et, du coup, elles n’ont pas un débat au plus près du terrain ».

Avec sa cogestion à la française dans les entreprises, Macron veut inverser la tendance. Sa mesure s’inscrit dans son projet de lancer « une loi El Khomri à la puissance dix »: il s’agit d’alléger drastiquement le code du travail, en redonnant plus de pouvoir aux branches et aux entreprises, notamment pour négocier le temps de travail. En leur accordant une place inédite dans les conseils de surveillance, Macron veut renforcer les syndicats. Sur le terrain.

Source : Challenges.fr

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.