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17 avril 2017 1 17 /04 /avril /2017 18:04
Accor cède 62 hôtels F1 à Adoma pour les transformer en structures d'hébergement social : 400 postes supprimés

Le groupe Accor va céder 62 hôtels à bas coût à Adoma (ex-Sonacotra), qui en fera des structures d’hébergement et d’accueil d’urgence. Un plan social assorti de départs volontaires, portant sur près de 400 postes, a été lancé. Pour le syndicat FO, la priorité doit être donnée au reclassement en interne.

Les négociations d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) concernant 393 emplois ont démarré début avril au sein d’AccorHotels. Un quart des établissements de la chaîne d'hôtels F1, la gamme ultra économique du groupe, va être vendu à la SNI, filiale immobilière d’intérêt général de la Caisse des dépôts. Ces hôtels seront transformés en centres d’accueil social et d’hébergement d’urgence pour les clochards ou les réfugiés. Ils seront gérés par Adoma (ex-sonacotra), opérateur historique des foyers de travailleurs migrants et filiale de la SNI.

Parmi ces établissements, 44 sont intégrés au groupe AccorHotels et 18 en gérant-mandataire, selon le syndicat FO. Un tiers sont situés en ÎIle-de-France, le reste dans les grandes agglomérations. Annoncée début mars par AccorHotels, la cession devrait être effective au troisième trimestre 2017.

Les salariés actuels vont perdre leur emploi. Si la cession s’était faite à autre groupe hôtelier, une clause aurait obligé ce dernier à reprendre le personnel à l’identique, explique Gilles d’Arondel, secrétaire général du syndicat FO Accor. Mais là il s’agit d’un travail social, c’est une activité qui n’a rien à voir avec l’hôtellerie commerciale.

Les négociations du PSE doivent se poursuivre jusqu’en juin. Une cellule de reclassement est mise en place au sein du groupe ainsi qu’en externe, chez Adoma. Un plan de départs volontaires est également ouvert. L'organisation syndicale entend se battre pour préserver au maximum l’emploi et le reclassement en interne.

Les salariés sont très inquiets, poursuit le secrétaire du syndicat. Les hôtels cédés sont souvent très isolés et situés à plusieurs dizaines de kilomètres des autres établissements du groupe, dans un autre bassin d’emploi. Pour rester chez Accor, beaucoup seront obligés de déménager. S’ils ne sont pas mobiles, notamment pour des raisons familiales, ils risquent d’être licenciés.

En parallèle, le groupe AccordHotels va lancer un vaste plan de rénovation de la centaine d’établissements F1 qu’il conserve. Ces hôtels, créés en 1985 sous le nom de Formule1, avaient été négligés ces dernières années, selon Gilles d’Arondel.

Le groupe Accor s’en sort bien, il cède les hôtels les moins lucratifs et il garde les meilleurs qu’il va relancer avec l’argent de la cession, poursuit-il. Il est dans une logique de rentabilité, au détriment de l’emploi. Nous sommes aux côtés des salariés et allons négocier au mieux.

Source: Miroir Social

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


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Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.