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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 19:38
Sébastien Bazin Crédit photo François BOUCHON/Le Figaro

Sébastien Bazin Crédit photo François BOUCHON/Le Figaro

Les franchisés du leader de l'hôtellerie en France, qui jugent leurs redevances trop élevées, ont demandé une médiation.

Archileader de l'hôtellerie en France, Accor est confronté à la bronca de ses franchisés. L'Association des franchisés Accor (AFA), représentant plus de 70% du parc hôtelier du groupe dans l'Hexagone, a tenu mi-mars son assemblée générale, en présence des fondateurs d'Accor, Paul Dubrule et Gérard Pélisson.

Afin de renégocier leurs contrats de franchise, notamment les dispositions financières, ils ont demandé «quasiment à l'unanimité» une médiation avec leur franchiseur AccorHotels. Une démarche a été enclenchée en ce sens entre l'AFA, conseillée par Maître Monique Ben Soussen, et le groupe dirigé par Sébastien Bazin.

La demande de médiation est un droit compris dans le contrat de franchise d'Accor. L'activation de cette clause témoigne du mécontentement croissant des franchisés. «Nous sommes inquiets», reconnaissait avant l'assemblée générale Arnaud Fayet, président de l'AFA, qui réunit 306 adhérents propriétaires de plus de 875 hôtels en France. Ces établissements réalisent 1,86 milliard d'euros de chiffre d'affaires, soit 52% de l'activité d'Accor dans l'Hexagone.

À l'heure où Booking et Expedia distribuent chaque jour une partie des chambres d'hôtels d'Accor, les franchisés exigent des marques fortes, qui justifient le prix qu'ils paient pour en faire leur vitrine. Ils jugent leurs redevances trop élevées. Leur montant est calculé en fonction des services rendus par le franchiseur: la distribution, mais aussi le marketing, la communication, la fidélisation… L'ouverture de la plateforme de réservation accorhotels.com à des centaines de petits hôteliers indépendants fait aussi grincer des dents.

Source: Le figaro

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.