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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 12:16

Le jeudi 18 mai, plusieurs organisations syndicales du ministère du Travail appellent à un rassemblement à Paris. Objectif, protester contre les suppressions de postes à l’Inspection du travail et les fermetures de sites de proximité.

  par Amandine Nilles 17/05/2017 Liaisons Sociales Magazine

 

 

Les inspecteurs du travail manifestent contre les réformes en cours

© CGT

Les inspecteurs du travail sont en colère. L’intersyndicale CGT, SUD, CFDT, FO, UNSA, CNT et FSU du ministère du Travail appelle à des rassemblements jeudi 18 mai, place de la bataille de Stalingrad à 11h et devant la DIRECCTE d’Ile-de-France à 14H30.

Les organisations syndicales invitent chaque service à se mobiliser et à interpeller les responsables politiques pour dénoncer « un plan social déguisé » qui touche tous les employés du ministère. Et surtout les inspecteurs du travail.

En réalité, l’évolution en cours est la continuité des réformes menées depuis 2014, avec le plan Sapin de réforme de l’inspection du travail. En 2016, ce sont 150 postes qui ont été supprimés donc 28% de postes d’inspecteurs laissés vacants. Un préavis de grève a été déposé par la CGT-TEFP.

Des postes vacants non déclarés

Les syndicats dénoncent un manque de places aux concours d’entrée et une déconstruction de l'organisation de l'inspection du travail nuisant au bon déroulement des missions. « Le ministère ouvre, cette année 28 postes d’inspecteurs aux concours. Mais au minimum, 128 employés de l’inspection du travail sont susceptibles de partir entre 2016 et 2017 », précise un délégué syndical.

Dans les services de renseignements de l'inspection du travail, 48% des agents seront à la retraite d’ici cinq ans. Cette diminution à venir pose un véritable problème d’organisation du travail pour les syndicalistes. D’autant plus que le nombre total des postes vacants est inconnu puisqu’il n’est pas déclaré par le gouvernement.

« Le fonctionnement de l’inspection du travail est directement impacté, les dossiers sont moins bien suivis et l’on nous renvoie la responsabilité de ces désordres » enrage Julien Boeldieu, inspecteur du travail dans le 2ème arrondissement de Paris et secrétaire national de la CGT. Il ajoute : « c’est un comportement hypocrite car c’est la réforme Sapin elle-même qui a créé des problèmes. » Côté direction du travail, personne n’a souhaité répondre a nos demandes d’interview.

Conseil aux directions d'entreprise

Les agents se battent contre l’orientation imposée par le ministère. La tendance est d’orienter les missions des inspecteurs vers le conseil aux directions, plutôt que vers l’aide aux salariés. Julien Boeldieu rappelle que la « priorité est donnée aux rappels à la loi. L’inspection du travail n’a plus les moyens de répression à l’égard des entreprises qui ne respectent pas le code du travail. Elle produit des procès verbaux qui ne sont pas souvent respectés.»

Les syndicalistes s’inquiètent aussi de voir leurs services réorganisés, non plus sur un découpage territorial, auquel les inspecteurs sont très attachés, mais plutôt en fonction des thèmes imposés aux agents par leur hiérarchie. Une évolution qui attente directement à la qualité du traitement des dossiers.

Arrêter les suppressions de postes 

Quatre revendications émergent plus particulièrement. L'arrêt du projet « 3MO » (Modernisation des Missions, des Moyens et des Organisations) de la délégation générale au pilotage des Direccte et des Dieccte (pour les départements d’outre-mer). La mise en place d'un plan de rattrapage des suppressions de postes depuis 2009, dans l’administration centrale comme dans les services déconcentrés.

L’arrêt des amputations de section, de l’externalisation et de la fermeture de services, le maintien de tous les sites et de toutes les missions dans les unités départementales. Enfin les organisations syndicales réclament un code du travail protecteur des droits des salariés. L’intersyndicale s’opposera à toute réforme qui irait à l’encontre de ces demandes. 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.