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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 17:21
Agé de 40 ans, Franck Gervais avait rallié le groupe SNCF en 2005, dirigeant notamment Thalys ©DR

Agé de 40 ans, Franck Gervais avait rallié le groupe SNCF en 2005, dirigeant notamment Thalys ©DR

En poste depuis 2014, le directeur général de Voyages-sncf.com, Franck Gervais, quitte le groupe SNCF. A partir du 1er novembre 2017, il rejoindra le groupe hôtelier AccorHotels. Ce départ surprise interroge sur la capacité du groupe ferroviaire dirigé par Guillaume Pepy à conserver ses talents.

Pour lui, ce sera non. Franck Gervais, le directeur général de Voyages-sncf.com (VSC), qui doit être rebaptisé à l’automne Oui.sncf, quitte le groupe public. Il va prendre des fonctions importantes dans le groupe hôtelier AccorHotels (5,6 milliards d’euros de chiffre d'affaires en 2016).

Au 1er novembre 2017, ce jeune dirigeant âgé de 40 ans deviendra le directeur général Hotel Services Europe et membre du comex, sous la responsabilité du PDG Sébastien Bazin.

En clair, Franck Gervais sera chargé de développer le site de vente internet de la gamme d’hôtels du groupe, acteur classique du tourisme contraint d’adapter sa stratégie pour contrer le développement des plates-formes de location entre particuliers comme Airbnb.

Un communiqué signé en commun SNCF-AccorHotels, diffusé le 30 août 2017, est venu confirmer l’information qui avait fuité le matin même dans la Lettre A. Le site d'information ajoute que ce départ s’accompagnera de celui de Gilles de Richemond, directeur général de Voyages SNCF Technologies, la filiale qui gère le fonctionnement du moteur de vente.

Pas encore de successeur désigné

La SNCF visiblement prise de court n'a pas encore choisi de successeur à Franck Gervais qu'elle avait nommé en décembre 2014 pour remplacer Yves Tyrode, devenu ensuite patron du digital avant de rejoindre la BPCE.

Inutile de dire que le départ de Franck Gervais n'est pas une bonne nouvelle pour SNCF Mobilités, ensemble qui bouge beaucoup tout en restant partiellement paralysé par des blocages systémiques. Il interroge sur la capacité du PDG du groupe Guillaume Pepy à conserver ses talents en leur offrant des perspectives. A l’évidence, le patron des cheminots qui apprécie les organigrammes en râteau prend soin de ne pas désigner de dauphin qui serait à même de lui succéder un jour. 

Une "Triste nouvelle"

“C’est plutôt triste que Franck s’en aille et quitte la tête d'un des plus grands sites marchands français qui d'ici à la fin de l'année annoncera de nouveaux développements, mais il est si jeune qu’il pouvait avoir envie de connaître d'autres expériences “ commente-t-on à la SNCF.

Même si ce n'est pas la seule motivation, de meilleures conditions financières ont sans doute joué leur rôle tout comme un pouvoir sans doute supérieur à celui dont il jouissait au sein de SNCF Mobilités.

En tout cas, son départ ne serait en rien dû à un désaccord sur la nouvelle stratégie commerciale de SNCF Mobilités (gamme Oui, changement de nom du site) à l'élaboration de laquelle il a pleinement participé, ajoute-t-on au siège du groupe à Saint-Denis. « Finalement, ce transfert n'est pas mauvais pour la SNCF, tempère-t-on. Nous avons une filiale commune avec Accor et les liens peuvent encore se renforcer."

Ancien du ministère des Transports, cet X-Ponts également diplômé d'école de commerce, Franck Gervais avait occupé plusieurs fonctions dans le groupe SNCF à partir de 2005.  Hormis un passage chez Eiffage (2010-2011) il avait suivi un cursus honorum à même de le façonner comme un potentiel futur patron de l'entreprise de transport.

Deux ex-SNCF chez Accor 

D’abord directeur de cabinet commun au président de la SNCF (Louis Gallois) et à son directeur général (Guillaume Pepy), Franck Gervais est ensuite passé chez Transilien entre 2007 et 2009, avant de devenir directeur général de Thalys (2011-2014) puis de prendre la tête du site marchand VSC.

A AccordHotels, il retrouvera une ancienne météorite du groupe SNCF, Maud Bailly ex-directrice de Montparnasse et directrice des trains (2011-2015). Après un passage à Matignon, elle est devenue depuis le printemps 2017 la “digital service officier“ d'AccorHotels.

Marc Fressoz

Source :Mobilicitées

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.