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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 10:31
Reuters

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Alors que la CGT monte le ton, parlant d'un "mensonge d'Etat", le Medef appelle Emmanuel Macron à ne "rien lâcher" sur cette réforme.

Le gouvernement a invité les partenaires sociaux à une réunion multilatérale jeudi matin, jour de la présentation des ordonnances réformant le Code du travail. L'exécutif a mené des discussions avec les syndicats et les représentants patronaux durant la préparation de ces cinq ordonnances, ces derniers mois, mais seulement sous la forme de rencontres bilatérales.

La journée de jeudi s'annonce donc comme décisive pour le gouvernement tant la réaction des organisations syndicales donnera la température de la rentrée sociale. Mais le ton monte, notamment du côté de la CGT : son secrétaire général Philippe Martinez dénonce mardi dans une interview au quotidien communiste 'L'Humanité' la méthode employée.

"Mensonge d'Etat"

"On voudrait nous faire croire qu'il s'agit d'un projet nouveau et qu'il est la seule solution pour réduire le chômage mais c'est un mensonge d'Etat", déclare Philippe Martinez. "On reste dans la continuité des lois Hollande-Macron. La porte qu'ils n'ont pas pu pousser jusqu'au bout l'an dernier parce que la mobilisation les en a empêchés, ils essaient aujourd'hui de l'ouvrir complètement."

Pour le numéro un de la CGT, deuxième centrale syndicale française après la CFDT, les discussions conduites par le gouvernement sur le contenu des ordonnances réformant le Code du travail relèvent de "l'enfumage". "A l'issue des discussions, on ne connaît pas le contenu de ses arbitrages", dit-il. "C'est tout l'art de la communication du gouvernement : faire croire qu'il y a une négociation sans dévoiler son projet et entretenir le flou jusqu'au dernier moment pour éviter que les syndicats fassent front commun."

"Ne rien lâcher"

La CGT a appelé à manifester le 12 septembre prochain contre le projet mais Force ouvrière, associé en 2016 à la mobilisation contre la loi dite El Khomri, ne se prononce pas pour le moment.

Du côté du patronat, le Medef a appelé mardi l'exécutif à ne rien céder dans les discussions. Dans un entretien accordé au 'Parisien', Pierre Gattaz appelle Emmanuel Macron à aller au bout de la réforme du Code du travail" et à "surtout ne rien lâcher".

 

"Il est légitime pour la mener à bien. Il l'a mille fois annoncée et cela a été confirmé par les élections présidentielle et législatives", déclare Pierre Gattaz. Si le président du Medef déclare comprendre que la perspective des réformes "ambitieuses" envisagées par Emmanuel Macron "suscite de la nervosité chez certains", il estime que "toutes les planètes sont alignées pour engager cette réforme", alors que les clignotants économiques repassent au vert.

Source : BOURSIER.com

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


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Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.