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7 novembre 2017 2 07 /11 /novembre /2017 20:48
Le prince al-Walid ben Talal détient 5,71% du capital d'AccorHotels | © Flickr

Le prince al-Walid ben Talal détient 5,71% du capital d'AccorHotels | © Flickr

Le leader européen de l’hôtellerie AccorHotels est englué dans les bas-fonds du CAC 40 ce lundi après l’arrestation de l’un de ses actionnaires saoudiens, le prince Al-walid Ben Talal.

Mauvais début de semaine pour AccorHotels qui se retrouve plongé dans les méandres du CAC 40 après la spectaculaire vague d’arrestations impliquant de hauts dignitaires saoudiens. Une « purge » de grande ampleur touchant notamment des membres de la famille royale, d’anciens ministres, d’actuels membres du gouvernement et autres hommes d’affaires locaux. L’organe de lutte contre la corruption a été créé … samedi soir par le roi Salman qui en a confié la présidence à son « fils préféré », le prince héritier Mohamed ben Salman qui, avec ce coup d’éclat, confirme sa montée en puissance dans les arcanes du pouvoir saoudien. Mais parmi ces personnalités de premier plan « mises sur la touche » -doux euphémisme – figurent le prince Al-Walid ben Talal… neveu du roi, homme d’affaires milliardaire et principal actionnaire de la société d’investissement Kingdom Holding qui détient notamment 5,71% du capital d’AccorHotels, ce qui en fait son troisième actionnaire. Ce qui explique l’accès de faiblesse du titre ce matin, comme confirmé par de nombreux traders.

 

« Il s’agit d’une réaction directe aux événements en Arabie saoudite » a notamment confirmé Andréa Tueni, analyste marchés chez Saxo Banque, cité par Reuters, pour expliquer le décrochage de l’action ce lundi matin.  Pour rappel, le richissime homme d’affaires avait notamment participé, toujours via Kingdom Holding, à la « tentative » de remise à flot d’Euro Disney qui s’était soldée par un échec cinglant. En effet, ce dernier tour de piste avait viré au fiasco, contraignant la maison-mère américaine Walt Disney à reprendre la main sur ce dossier, en février dernier, en rachetant la majeure partie de la participation que le prince saoudien possédait encore dans le parc de loisirs de Marne-la-Vallée. 

Propriétaire de l’hôtel Georges V à Paris

Outre les 5,71% du capital d’AccorHotels, le «prince déchu » est également propriétaire de l’hôtel Georges V à Paris et a également investi dans plusieurs grands groupes tels que Apple, Citigroup, Time Warner et Twenty-First Century Fox. Toutefois, ces derniers devraient moins souffrir sur le plan boursier qu’AccorHotels, les participations n’étant pas aussi importantes.  Comme de coutume, la direction de l’hôtelier s’est refusé à tout commentaire pour ne pas davantage perturber un cours de bourse déjà déboussolé, prenant le (judicieux) parti de laisser passer l’orage. Mais au regard de certains analystes rompus à ce genre d’événements, l’arrestation du prince aura davantage d’impact sur la vie politique locale  que sur le volet financier et économique.

C’est notamment l’avis de Philippe Cohen, gérant chez Kiplink Finance, toujours cité par Reuters. « Le prince héritier prépare le terrain à son accession au pouvoir puisque son père risque d’abdiquer en sa faveur ». Avant d’ajouter : « C’est important sur le plan politique mais je crois qu’il faut en minimiser l’impact sur le plan financier. Ce n’est pas parce qu’un actionnaire a été arrêté que toutes ses actions vont se retrouver sur le marché ». Pour rappel, l’actionnaire en question est accusé par les autorités de son pays de blanchiment d’argent et d’extorsion de fonds. Pourtant Al-Walid ben Talal reste très impliqué dans la « gestion » de sa participation au sein du capital d’AccorHotels ayant, par exemple, opposé une fin de non-recevoir à la possibilité de voir l’hôtelier hexagonal fusionner avec Four Seasons Hotels and Resorts, autre groupe phare du secteur dont il est actionnaire, via sa société d’investissement Kingdom Holding Co.

Prises de bénéfices

Toujours est-il que ce « coup du sort » tombe résolument mal pour AccorHotels dont le cours de bourse est chahuté depuis quelques semaines, notamment depuis sa dernière publication faisant état d’un ralentissement de la croissance de son chiffre d’affaires pour le troisième trimestre. De facto, ce ralentissement a engendré d’importantes prises de bénéfice sur un titre revenu à des plus hauts annuels. En effet, le titre AccorHotels est particulièrement bien loti, ayant progressé de 18,71% depuis le 1er janvier dernier, surperformant allègrement un indice sectoriel en progression de « seulement » 9,48%, soit près du double.  Le groupe dirigé par Sébastien Bazin n’a désormais d’autre alternative que de « faire le dos rond », en attendant des jours meilleurs et plus apaisés concernant son actionnariat.

Source: Forbes

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.