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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 14:08
FO Accor vous informe : Accor : AccorHotels veut mieux payer ses actionnaires après un cru record

PARIS (Reuters) - AccorHotels s'est montré confiant pour 2018 après des performances opérationnelles record en 2017, portées par la bonne tenue de la plupart de ses marchés et le retour des touristes étrangers en France.

Le numéro un européen de l'hôtellerie, qui a dégagé un résultat net en hausse de 66% mais a maintenu son dividende inchangé, a également promis un changement dans la rétribution des actionnaires après la vente de son pôle immobilier.

Annoncée de longue date, la cession prévue d'une part majoritaire d'AccorInvest a pris du retard. Alors que l'opération devait initialement être bouclée à la mi-2017, le groupe a assuré mercredi que les discussions avec les investisseurs institutionnels intéressés étaient "dans leur dernière phase".

Jean-Jacques Morin, directeur financier, a précisé que la politique de dividende serait modifiée après cette cession, laissant entendre qu'AccorHotels s'alignerait sur le modèle "asset light" de ses concurrents américains, qui ont peu d'actifs immobiliers et sont susceptibles de verser "d'importants montants sous forme de dividendes exceptionnels".

Après des chiffres jugés solides et la déception provoquée par l'absence de nouvelle sur la cession d'AccorInvest, cette annonce sur le dividende a permis au titre AccorHotels de regagner le terrain perdu en début de séance.

A 12h47, le titre prenait 2,75% à 46,7 euros, signant la meilleure performance du CAC qui perdait 0,45%.

"Le message général était celui de la confiance sur l'exécution des acquisitions et l'évolution du revenu par chambre", soulignent les analystes de Barclays, qui jugent "encourageantes" les déclarations sur la future politique de dividende.

 

Le groupe et ses 25 marques comme Ibis, Mercure, Sofitel ou Raffles a vu la croissance de son chiffre d'affaires atteindre 7,9% à périmètre et changes constants en 2017, contre 2,2% en 2016, tandis que son revenu par chambre disponible (RevPar), principale mesure d'activité du secteur, a progressé de 4,7% avec une forte accélération (+6,2%) au quatrième trimestre.

Le résultat opérationnel, en hausse de 10,1% à données comparables à 492 millions d'euros, a dépassé légèrement le consensus de 482 millions et la fourchette de 460 à 480 millions anticipée par le groupe en octobre 2017.

"Nos résultats opérationnels sont records, le groupe n'a jamais été aussi fort", s'est félicité le PDG, Sébastien Bazin, lors d'une conférence téléphonique avec la presse.

Le retour des touristes en France "est très palpable, notre croissance reste robuste sur toutes les géographies où nous sommes leader (et) nous abordons 2018 avec un maximum de confiance", a-t-il dit.

La performance opérationnelle a été dopée par une maîtrise des coûts et les synergies liées au rachat de FRHI et ses marques de luxe Fairmont, Raffles et Swissôtel, qui ont atteint 55 millions d'euros à la fin 2017, en avance sur l'objectif de 65 millions que le groupe s'était fixé pour 2019.

AccorHotels a aussi profité du retour de la fréquentation des touristes étrangers en France, son premier marché, après un effondrement il y a un an lié aux attentats.

A Paris, le revenu par chambre disponible a ainsi grimpé de 6,1% en 2017 - avec une envolée de 9,2% au 4e trimestre - après une baisse à deux chiffres en 2016, permettant un effet de levier important sur des structures dont les coûts avaient été fortement abaissés.

Ailleurs, AccorHotels a signé de solides performances en Asie et en Amérique du Nord et centrale. Au Brésil, seul point noir, il continue de pâtir de la crise économique.

Le résultat net a atteint 441 millions d'euros.

 

TRANSFORMATION

Interrogé sur une possible évolution de la part de 5,7% détenue par le prince saoudien Alwalid ben Talal dans AccorHotels, Sébastien Bazin a indiqué avoir été "conforté sur le fait qu'il n'y avait absolument aucun changement dans l'actionnariat" du groupe.

Le prince, arrêté dans une vaste opération anti-corruption lancée à Ryad, a été libéré fin janvier.

Pour se diversifier et mieux résister à la concurrence des plates-formes de location comme AirBnB et celle des grandes centrales de réservation en ligne comme Booking.com, AccorHotels s'est profondément transformé et a multiplié les acquisitions.

Il a investi dans le luxe (FRHI), dans des plates-formes de location de résidences haut de gamme (Onefinestay ou Travel Keys), dans la vente privée de voyages (VeryChic) ou la conciergerie (John Paul).

Il s'est même diversifié dans l'événementiel - avec une part minoritaire dans Noctis, gérant d'emblématiques clubs parisiens comme Castel ou Raspoutine - et dans l'immobilier commercial avec Bouygues.

Le groupe ambitionne de générer, à moyen terme, 30% de la croissance de son excédent brut d'exploitation dans ces nouveaux métiers, restés déficitaires en 2017 mais qui devraient parvenir à l'équilibre en 2019.

AccorHotels comptait plus de 4.300 hôtels dans le monde à la fin 2017, après un nombre record de 264 ouvertures.

 

(Edité par Benjamin Mallet)

par Pascale Denis

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.