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21 février 2018 3 21 /02 /février /2018 11:19
PARIS (Reuters) - AccorHotels a publié mercredi des performances opérationnelles record en 2017 et supérieures aux attentes, portés par la bonne tenue de la plupart de ses marchés, le retour des touristes étrangers en France et des synergies entre ses enseignes d'hôtellerie de luxe.

PARIS (Reuters) - AccorHotels a publié mercredi des performances opérationnelles record en 2017 et supérieures aux attentes, portés par la bonne tenue de la plupart de ses marchés, le retour des touristes étrangers en France et des synergies entre ses enseignes d'hôtellerie de luxe.

Le numéro un européen de l'hôtellerie et ses 25 marques comme Ibis, Mercure, Sofitel ou Raffles, a bouclé l'exercice sur une croissance de 7,9% à périmètre et changes constants , contre 2,2% en 2016.

Son revenu par chambre disponible (RevPar), principale mesure d'activité du secteur, a progresse de 4,7%, avec une forte accélération (+6,2%) au quatrième trimestre.

Le résultat opérationnel, en hausse de 10,1% à données comparables à 492 millions d'euros, dépasse le consensus de 482 millions établi par Inquiry Financial pour Reuters et la fourchette de 460 à 480 millions anticipée par le groupe en octobre 2017. La marge opérationnelle ressort à 25,4%.

"Nos résultats opérationnels sont record, le groupe n'a jamais été aussi fort", s'est félicité le PDG du groupe lors d'une conférence téléphonique avec la presse.

Le retour des touristes en France "est très palpable, notre croissance reste robuste sur toutes les géographies où nous sommes leader. Nous abordons 2018 avec un maximum de confiance", a-t-il dit.

La performance opérationnelle s'explique par une maîtrise des coûts et par les synergies liées au rachat de FRHI et ses marques de luxe (Fairmont, Raffles et Swissôtel), qui ont atteint 55 millions d'euros à la fin 2017, en avance sur l'objectif de 65 millions que le groupe s'était fixé pour 2019.

AccorHotels a aussi profité du retour de la fréquentation des touristes étrangers en France, son premier marché, après un effondrement il y a un an lié aux attentats.

LE REVENU PAR CHAMBRE GRIMPE A PARIS

A Paris, le revenu par chambre disponible a ainsi grimpé de 6,1% - avec une envolée de 9,2% au 4e trimestre - après une baisse à deux chiffres en 2016, permettant un effet de levier important sur des structures dont les coûts avaient été fortement abaissés.

Ailleurs, AccorHotels a signé de solides performances en Asie (chiffre d'affaires en hausse de 7,7% à données constantes) et Europe (+7,2%) ainsi qu'en Amérique du Nord et centrale (+5,2%). Seul point noir, le Brésil, où le groupe continue de pâtir de la crise économique.

Concernant la cession prévue d'une part majoritaire d'AccorInvest, sa filiale de gestion immobilière, le groupe a indiqué que les discussions étaient "dans leur dernière phase".

Annoncée de longue date, l'opération qui a pris du retard devait initialement être bouclée à la mi-2017.

Le résultat net augmente de 66,4% à 441 millions d'euros mais le dividende proposé est inchangé à 1,05 euro par action.

"On peut penser qu'avec l'opération "Booster" (la cession d'AccorInvest), les actionnaires ne seront pas oubliés", a précisé Sébastien Bazin.

A 10h04, le titre gagne 0,68% à 45,76 euros, alors que le CAC 40 perd 0,43%, après des chiffres jugés solides par les investisseurs, qui regrettent toutefois l'absence d'annonce sur AccorInvest.

TRANSFORMATION

Interrogé sur une possible modification de la participation de 5,7% détenue par le prince saoudien Alwalid ben Talal dans le capital d'AccorHotels, Sébastien Bazin a indiqué avoir été "conforté sur le fait qu'il n'y avait absolument aucun changement dans la gouvernance et l'actionnariat".

Le prince, arrêté dans une vaste opération anti-corruption lancée à Ryad, a été libéré fin janvier.

Pour se diversifier et mieux résister à la concurrence des plates-formes de location entre particuliers comme AirBnB et celle des grandes centrales de réservation en ligne comme Booking.com, AccorHotels s'est profondément modifié et a multiplié les acquisitions.

Il a investi dans le luxe (FRHI), les plates-formes de location de résidences de luxe (Onefinestay), la vente privée de voyages (VeryChic) ou la conciergerie (John Paul).

Il s'est même diversifié dans l'événementiel - avec une part minoritaire dans Noctis, gérant d'emblématiques clubs parisiens comme Castel ou Raspoutine - et dans l'immobilier commercial avec Bouygues.

Le groupe ambitionne de générer, à moyen terme, 30% de la croissance de son résultat opérationnel dans ces nouveaux métiers.

Au total, le groupe comptait plus de 4.200 hôtels dans le monde à la fin 2017, après un nombre record de 264 ouvertures.

(Edité par Jean-Michel Bélot)

par Pascale Denis

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.