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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 17:53
© afp.com/PHILIPPE LOPEZ Nicolas Sarkozy est devenu administrateur indépendant d'AccorHotels le 21 février 2017.

© afp.com/PHILIPPE LOPEZ Nicolas Sarkozy est devenu administrateur indépendant d'AccorHotels le 21 février 2017.

L'ex président a touché 86 355 euros en tant  qu'administrateur du groupe hôtelier. Plus qu'Hubert Védrine chez LVMH. 

Pour Nicolas Sarkozy, les affaires continuent. Et pas seulement sur le plan judiciaire. L'ancien président de la République, mis en examen fin mars pour des soupçons de financement libyen lors de sa campagne de 2007, a touché 86 355 euros de jetons de présence l'an dernier chez le groupe AccorHotels.

L'homme politique avait rejoint le conseil d'administration de la société en février 2017 pour présider le comité de stratégie internationale. Composé de six personnes, cette instance s'est réunie à deux reprises l'an dernier afin d'évoquer la situation notamment en Afrique, au Moyen-Orient... et en Asie. Dans ses nouvelles fonctions, l'avocat s'est aussi engagé personnellement à ne fournir aucune prestation de conseil juridique à Accor même si le cabinet Selas, dont il reste le directeur général, peut facturer des honoraires dont les montants devront rester insignifiants.

Ami de longue date avec Sébastien Bazin

Nicolas Sarkozy est un ami de longue date de Sébastien Bazin, PDG du groupe hôtelier, dont la fille cadette a fait partie des enfants de 3 à 4 ans pris en otage par Human Bomb (HB) en mai 1993. A cette époque, toute une classe d'une école maternelle de Neuilly-sur-Seine avait été la cible de HB et Nicolas Sarkozy, alors maire de la ville, avait négocié la libération des otages. La route des deux hommes s'est recroisée en 2011 lorsque le PSG, le club de football alors détenu par le fonds Colony Capital Europe présidé par Sébastien Bazin, était revendu à Qatar Sport Investment (QSI) par l'entremise de Nicolas Sarkozy. D'ailleurs, dans le comité stratégique d'Accor figure depuis mars 2017, Sheikh Nawaf Bin Jassim Bin Jabor Al-Thani, dont la nomination a été proposée par ... Qatar Investment Authority, le fonds souverain du pays.

Des sommes toutefois en deçà de la moyenne.

Selon une étude réalisée l'an dernier par le cabinet Spencer Stuart les quarante entreprises françaises du CAC ont distribué en moyenne à leurs administrateurs et membres de conseil de surveillance 87 780 euros de jetons de présence en 2016 contre 65 257 euros en 2012. Soit une hausse de 34,5% en quatre ans ! Mais pour toucher cet argent, encore faut-il assister à tous les conseils. Et Nicolas Sarkozy a assisté à 14 réunions en 2017, soit un taux d'assiduité de 93%. En attendant, les émoluments de l'ex-président de la République sont bien supérieurs à ceux de l'ancienne première dame, Bernadette Chirac (15 000 euros), et du ministre des Affaires étrangères de Lionel Jospin, Hubert Védrine (56 875 source L'Express), tous deux administrateurs chez LVMH.

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.