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23 avril 2018 1 23 /04 /avril /2018 16:17
Pascal Pavageau, jeudi 18 avril, devant l'Association des journalistes de l'information sociale

Pascal Pavageau, jeudi 18 avril, devant l'Association des journalistes de l'information sociale

Pascal Pavageau, qui remplacera dans quelques jours Jean-Claude Mailly à la tête de Force ouvrière, a présenté devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis) ses priorités : relancer la négociation interprofessionnelle, lutter contre l'individualisation des droits et renforcer l'implantation de FO dans les entreprises. 

La semaine prochaine, Jean-Claude Mailly laissera la place à son successeur, après quatorze années à la tête de Force ouvrière. Pas de surprise attendue lors du 24e congrès confédéral qui se tiendra à Lille du 23 au 27 avril. La succession a été anticipée et Pascal Pavageau n'a pas de candidat face à lui. Si Jean-Claude Mailly avait annoncé devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), le 5 avril dernier, un congrès "rock and roll", Pascal Pavageau prédit, lui, un congrès "hard rock"!

Pascal Pavageau - entré chez FO en 1991 - se défend de toute volonté de "personnaliser" le mandat, mais il entend bien imprimer sa marque. Sans dévoiler le projet de résolution qu'il soumettra aux militants lors du congrès, il a présenté jeudi matin devant l'Ajis les priorités auxquelles il tient. L'occasion aussi de faire un premier bilan de la "méthode Macron".

 "Il n'y a plus de grain à moudre, on défend la meule"

Premier axe fort : remettre au centre la négociation interprofessionnelle afin de restaurer le visage d'un "syndicalisme constructif et non seulement revendicatif". "Chaque fois qu'on peut, on tente d'obtenir des choses par la négociation. Nous ne sommes pas adeptes de la chaise vide". Toutefois, a-t-il précisé, "il faut savoir s'arrêter ; il y a des lignes qui ne peuvent être franchies".

"Il faut revenir à cette période où nous avions du grain à moudre. Obtenir plus de droits et de meilleures conditions de travail, c'est extrêmement noble. Mais il est très dur dans ce contexte de proposer des choses ; il n'y a plus de grain à moudre, on défend la meule", déplore-t-il. Mais, selon lui, c'est justement maintenant qu'il faut que les partenaires sociaux reviennent sur le devant de la scène. "La négociation interprofessionnelle et le paritarisme n'auraient plus de sens ? C'est le meilleur moyen de dire au président de la République que nous sommes sortis nous-mêmes du paysage et qu'un monde s'est éteint. Il faut reprendre la main sur l'agenda social". A cet égard, il regrette que la concertation sur la télétravail n'ait pas abouti sur une négociation. "Cela nous aurait évité les décisions unilatérales des ordonnances". Pascal Pavageau compte notamment sur le prochain président du Medef pour "reprendre les rênes de la négociation interprofessionnelle".

"Je suis opposé à la logique du compte personnel d'activité"

Deuxième orientation que Pascal Pavageau souhaite soumettre aux militants de Force ouvrière : la lutte contre "l'individualisation de la société". Car s'il est une chose avec laquelle il est en désaccord, c'est bien l'individualisation des droits. "Je suis opposé à la logique du compte personnel d'activité. Le CPA est le bras armé pour la dévitalisation des droits collectifs". Autant dire que le passage du compte personnel de formation (CPF) en euros et non plus en heures ne lui convient pas. "Nous nous impliquerons dans le débat parlementaire pour faire évoluer cela".

Il restera aussi très vigilant sur le devenir du bonus-malus en matière de contrats courts, une idée chère à FO. "J'espère que le gouvernement tiendra autant ses engagements en termes de sécurisation qu'en termes de flexibilité".

"On n'a pas fait le boulot d'implantation dans les entreprises"

Son troisième défi se situe dans les entreprises. "On n'a pas fait le boulot d'implantation. On a pris du retard, il faut le combler. Il faut négocier tous les protocoles d'entreprise mais il faut en avoir les moyens". Sa crainte : que la présence de représentants du personnel élus par les salariés prenne le pas sur la présence de délégués syndicaux

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.