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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 12:08
Maud Bailly, énarque passée par Matignon, a été appelée par Sébastien Bazin, chez AccorHotels, pour piloter tout à la fois digital, distribution, ventes et systèmes d'information. - AccorHotels

Maud Bailly, énarque passée par Matignon, a été appelée par Sébastien Bazin, chez AccorHotels, pour piloter tout à la fois digital, distribution, ventes et systèmes d'information. - AccorHotels

Quelques nominations sont devenues emblématiques de la proximité de la fonction avec le PDG ou le DG. Mais le digital n'a pas partout de représentant direct dans les instances de direction.

Un chief digital officer au comex ou au codir ? Les grandes entreprises n'appliquent pas la même doctrine. En nommant Lubomira Rochet à la tête du « digital » de L'Oréal, il y a quatre ans, et en l'inscrivant de fait dans son premier cercle, le PDG du groupe de cosmétiques Jean-Paul Agon avait créé un électrochoc. Depuis, Sodexo a promu son CDO (chief digital officer), Denis Machuel, à la direction générale. Et quelques nominations sont devenues emblématiques de l'évolution de la fonction et de sa place dans les organigrammes. C'est notamment le cas de profils internationaux stars, comme Ian Rogers chez LVMH (propriétaire des « Echos »). Autres exemples : Maud Bailly, énarque passée par Matignon. Elle a été appelée par Sébastien Bazin, chez AccorHotels, pour piloter tout à la fois digital, distribution, ventes et systèmes d'information. Et Marie Cheval, ex-patronne de Boursorama, qui a rejoint son ancien condisciple de l'ENA, Alexandre Bompard, pour être l'un des piliers de la transformation de Carrefour.

Chez Kering, François-Henri Pinault a fait venir à la table du comité exécutif, en décembre dernier, un ancien directeur général d'eBay France, habitué des start-up. Grégory Boutté est chargé du digital et de la relation client, et à ce titre du développement des fonctions e-commerce, CRM et gestion des données.

Plus discret dans le secteur industriel

Dans le secteur industriel, le CDO se fait plus discret. Chez TechnipFMC, il reporte à un membre de l'équipe de direction du groupe, le vice-président chargé du développement corporate, de la stratégie, du digital et de l'IT. Et aucune trace d'une direction digitale dans l'organigramme de Valeo, groupe pourtant réputé très en pointe sur la question. « Un CDO est peut-être nécessaire au début du processus de digitalisation, mais c'est ensuite la direction générale qui la porte », commente un porte-parole de l'équipementier automobile. « Nous n'avons pas de Monsieur ou Madame Digital au comité exécutif, mais Jacques Aschenbroich s'est exprimé pour faire de la digitalisation une priorité. Les patrons de divisions s'organisent comme ils veulent et cela fonctionne », ajoute-t-on. Valeo a mis en place des référents digitaux transversaux, insoupçonnables aux plus hauts échelons de l'organigramme.

En tout état de cause,  comme Meriem Riadi chez Suez , les CDO bénéficient d'une attention particulière de la direction générale, dans le contexte de transformation des business models. Et si la jeune femme n'est pas présente au comité exécutif, elle reporte au secrétaire général. Autre cas de figure :  au sein du groupe Société Générale, autour du directeur général Frédéric Oudéa, chacun des directeurs généraux délégués de la nouvelle organisation porte le sujet digital. Et des CDO sont présents dans les trois grands métiers de la banque.

Membre du comex ou pas, le CDO reporte aujourd'hui à un échelon élevé de l'entreprise. Mais « la vraie question est de savoir qui reporte au CDO », questionne Emmanuel Stanislas, à la tête du cabinet de recrutement Clémentine, spécialisé en talents digitaux. Avec un budget et des équipes souvent réduits, « il est plutôt dans un jeu d'influence auprès des directeurs de filiales », estime le chasseur de têtes. Les nominations, le mois dernier, de Cédric Taravella, ex-CDO d'Etam, à la tête du groupe de prêt-à-porter, et de  Caroline Flaissier, ex-CDO d'une filiale de Total, à la direction de Engie Entreprises & Collectivités, semblent cependant attester que la situation est en train de changer.

Sources : Les échos  FLORENT VAIRET et VALERIE LANDRIEU

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.