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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 09:39

Sans « pognon », pas de redistribution ; sans redistribution, pas d’égalité républicaine

 

En déplorant le pognon de dingue que coûtent les minimas sociaux sans parvenir à endiguer la pauvreté, c’est une nouvelle attaque contre notre modèle social et républicain qu’assène le président de la République. Face aux multiples offensives, Force Ouvrière appelle à la plus grande fermeté pour la préservation de notre modèle, porteur des valeurs d’égalité et de solidarité, dont les aides sociales sont à la fois la corde et la digue.

Elles sont, pour ceux qui en ont le plus besoin, une corde à laquelle se hisser. Comme tout le monde, les moins aisés refusent de tomber dans la trappe à pauvreté et s’activent pour en sortir quand, contraints, ils s’y trouvent. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : un quart de ceux qui ont droit au RSA ne le demandent pas ; les deux tiers des adultes en situation de pauvreté ont un emploi ou en recherchent activement un ; un SDF sur quatre a une activité. Les aides sociales sont aussi une digue, permettant à ceux qui se maintiennent juste au-dessus du seuil de pauvreté mais aussi aux classes moyennes de ne pas sombrer dans la pauvreté lorsqu’ils sont confrontés aux aléas de la vie. Sans aides publiques ciblées au profit des plus modestes, le taux de pauvreté exploserait de 14% à 22%.

Aussi, le rôle de l’État, garant de l’intérêt général, ne peut se réduire à considérer les aides sociales sous un angle uniquement comptable, comme une dépense publique qu’il s’agit nécessairement de réduire. Tout projet purement dogmatique de refonte des minimas sociaux doit d’ailleurs faire l’objet d’une étude d’impact débattue avec les interlocuteurs sociaux. De plus, Force Ouvrière se refuse d’avaliser un projet de société où seuls les plus précaires bénéficieraient du soutien de la puissance publique, charge à chacun, s’il le souhaite, de faire preuve de charité à l’égard de son voisin.

En lieu et place d’une politique profondément injuste et stigmatisante à l’égard de tous ceux qui n’ont pas les moyens, la capacité ou la chance de s’en sortir seuls et de réussir, il serait nécessaire de lutter véritablement contre les inégalités, pour toujours plus de justice sociale et une émancipation réelle pour tous.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.