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3 juillet 2018 2 03 /07 /juillet /2018 17:51
L’arrivée du directeur financier de Veolia aurait contrarié AccorHotels, qui veut entrer au capital de la compagnie franco-néerlandaise.

L’arrivée du directeur financier de Veolia aurait contrarié AccorHotels, qui veut entrer au capital de la compagnie franco-néerlandaise.

La crise sociale et de gouvernance d’Air France-KLM pourrait bien prendre un tour politique. Dans une lettre adressée, lundi 2 juillet, à Anne-Marie Couderc, présidente par intérim d’Air France-KLM, que Le Monde a pu se procurer, Philippe Capron, directeur financier de Veolia Environnement, annonce son retrait du processus de recrutement pour succéder au PDG démissionnaire, Jean-Marc Janaillac.

Il explique qu’une « intervention extérieure a bloqué ce processus » de nomination. Sans le nommer, M. Capron pointe du doigt le ministre de l’économie, Bruno Le Maire. Interrogé, dimanche 24 juin, sur RTL, le ministre avait torpillé d’une phrase sa candidature. « C’est un candidat parmi d’autres (…). Il fait partie des candidats possibles, mais il n’est pas le seul », avait commenté M. Le Maire. Une affirmation un peu rapide. En pratique, M. Capron était le seul candidat retenu par le comité des nominations, qui avait mandaté deux cabinets de chasseurs de têtes. Convaincu d’être l’homme de la situation, le directeur financier de Veolia Environnement avait même commencé à rencontrer les administrateurs d’Air France-KLM. Un tour de piste avorté.

Quelques jours plus tard, Elisabeth Borne, ministre des transports, douchait les derniers espoirs de Philippe Capron, en déclarant : « C’est important que l’on ait un professionnel du transport aérien. » Selon lui, l’échec de sa nomination ne tient pas seulement aux interventions des deux ministres. En retenant sa candidature, les administrateurs de la compagnie franco-néerlandaise auraient contrarié certains intérêts. « J’ai surtout eu l’impression que mon arrivée dérangeait ceux qui voulaient faire main basse à bon compte sur Air France-KLM et l’affaiblir », écrit M. Capron à Anne-Marie Couderc. Une accusation qui vise directement AccorHotels qui a fait savoir, début juin, qu’il souhaitait reprendre tout ou partie de la participation de 14,3 % de l’Etat au capital de la compagnie aérienne.

« Pilule empoisonnée »

En vendant ses parts en ce moment, l’Etat ne ferait pas une très bonne affaire. La compagnie franco-néerlandaise est valorisée moins de 3 milliards d’euros. Mesurée à cette aune, la participation de l’Etat serait évaluée environ 450 millions d’euros. En revanche, AccorHotels réaliserait une excellente opération. Notamment en s’ouvrant l’accès au portefeuille d’abonnés de la compagnie. Ainsi, Philippe Capron interroge la présidente par intérim : « On peut sérieusement se demander si [AccorHotels] ne vise pas surtout à piller les données commerciales d’Air France-KLM ou à utiliser votre groupe comme une “poison pill” [“pilule empoisonnée”] pour se mettre lui-même à l’abri d’une prise de contrôle – déjà bien engagée – par des intérêts extracommunautaires. »

« Discussions » avec des investisseurs potentiels

En coulisses, le groupe dirigé par Sébastien Bazin s’active. Il a chargé l’avocat Pierre-Yves Chabert, du cabinet Cleary Gottlieb, d’élaborer un montage capitalistique afin de racheter la part de l’Etat dans Air France-KLM. De son côté, selon nos informations, l’Etat aurait confié ses intérêts au cabinet d’avocats BDGS. L’idée d’AccorHotels est de réunir un groupe d’investisseurs français et européens autour de lui pour reprendre les 14,3 % de l’Etat. Ils agiraient de concert.

De bonne source, on fait savoir que le groupe hôtelier « mettrait les bouchées doubles » pour y parvenir. AccorHotels mènerait des « discussions » avec des investisseurs potentiels. Selon certains, la présidente par intérim d’Air France-KLM serait tenue à l’écart de ces manœuvres. Ces derniers jours, une réunion à Bercy aurait rassemblé des représentants d’AccorHotels, de la compagnie aérienne américaine Delta (actionnaire à 8,8 % d’Air France-KLM), et même de KLM, mais sans Mme Couderc ou d’autres administrateurs de la compagnie franco-néerlandaise.

source :LE MONDE ECONOMIE

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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.