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28 juillet 2018 6 28 /07 /juillet /2018 10:09

 

L’Etat ne vendra pas sa part avant l’arrivée d’une nouvelle direction chez Air France-KLM. Accor a finalisé son offre mais n’a pas d’autres choix que de patienter jusqu’à la rentrée.

BFM BUSINESS

 

Air France ne voit pas son intérêt à s'allier avec Accor

 

C’est mal parti pour Accor. Le groupe hôtelier a présenté début juin un projet d’alliance avec Air France KLM. Il consiste à partager leurs fichiers clients pour mieux les fidéliser. Accor propose aussi de racheter la participation de 14,3% que l’Etat détient dans la compagnie aérienne. Mais depuis deux semaines, les "discussions pataugent", reconnaissent plusieurs sources proches du dossier. "C’est silence radio", renchérit l’une d’entre elle.

"La priorité est la gouvernance d’Air France, nous l’avons toujours dit, tranche une source à Bercy. Il n’y a pas de sujet Accor aujourd’hui". Air France KLM peine à trouver une nouvelle direction, après les candidatures avortées de Philippe Capron (Veolia) et Catherine Guillouard (RATP). "Nous voulons un spécialiste de l’aérien qui produise un électrochoc, assure un proche du ministre de l’Economie. Et pourquoi pas un étranger". La présidente par intérim, Anne-Marie Couderc, évoque désormais le mois de septembre pour le choix du nouveau PDG, au plus tôt… Bref, encore quelques longs mois à patienter pour Accor qui souhaite, depuis bientôt deux mois, une réponse rapide.

Pas très avantageux pour Air France

"Parler de septembre est une manière de nous dire non", décrypte un proche d’Accor. Même si Bercy continue à dire qu’il reste "ouvert" à cette alliance, il ne veut pas se faire imposer un calendrier. En effet, l’hôtelier a toujours dit qu’il n’attendrait pas éternellement une décision de l’Etat. Et il commence à s’impatienter. "Ça fait quatre ans qu’on propose régulièrement cette alliance, se désespère un proche d’Accor. On va finir par passer à autre chose".

En juin, l’Etat s’était pourtant attaché à maintenir un contact avec le groupe dirigé par Sébastien Bazin. Mais fin juin, lors d’un séminaire stratégique, la direction d’Air France a conclu que l’alliance commerciale avec Accor ne rapporterait "que quelques millions d’euros" à la compagnie… Une manière de balayer sa proposition.

Pourtant, ces dernières semaines, Accor a avancé dans son projet d’alliance. Ses partenaires européens, nécessaires pour respecter la réglementation, sont choisis. Bruxelles impose que 50% des actionnaires d’une compagnie européenne, soit européens. Or, ceux d’Accor étant notamment chinois, saoudien et qataris, l’hôtelier doit s’allier à des acteurs européens pour remplir ces conditions. Selon nos informations, Xavier Niel a étudié le dossier. Surtout, l’hôtelier s’est assuré du soutien des grands actionnaires d’Air France-KLM, Delta Airlines et China Eastern, pour son projet.

Une liste de cinq dirigeants

Il a également ficelé une nouvelle gouvernance pour la compagnie aérienne en cas de rachat de la part de l’Etat. Accor a dressé une liste de cinq noms de spécialistes de l’aérien pour composer un nouveau directoire pour Air France KLM. Un directoire permettrait notamment de garantir à la direction de la compagnie une plus grande indépendance vis-à-vis de ses actionnaires, notamment Accor. Petit changement, seul le PDG Sébastien Bazin siégerait au conseil de surveillance, l’autre représentant serait celui de ses partenaires.

Le patron d’Accor a abandonné l’idée de prendre la présidence d’Air France, réalisant qu’il a braqué trop d’intervenants au sein de la compagnie. Son conseil d’administration ne souhaite pas qu’il s’expose trop et se laisse "distraire" par ces fonctions, note une source.

Sébastien Bazin doit convaincre certains administrateurs, un peu méfiants à l’idée d’investir dans Air France. Notamment les indépendants, menés par la vice-présidente, Iris Knobloch. Mais aussi le prince saoudien Al-Walid Ben Talal, dont la société d’investissement est actionnaire d’Accor. A l’inverse, Nicolas Sarkozy serait favorable à ce projet. Le conseil d’administration en discutera mercredi prochain, veille de ses résultats semestriels.

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


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Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.