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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 10:57

Accor, Adecco, Korian et Sodexo montent un Centre de formation d'apprentis cuisiniers. Ils espérent résoudre leurs problèmes de recrutement.

Parent pauvre de l'éducation nationale depuis des décennies, la formation des jeunes en alternance s'apprête à vivre une petite révolution avec la possibilité, désormais, pour les entreprises d'ouvrir un Centre de formation d'apprentis (CFA). Confrontés à des difficultés de recrutement, Accor, Adecco, Korian et Sodexo ont ouvert le bal en unissant leurs forces. D'autres grands noms des services et de l'industrie s'apprêtent à dégainer comme Schneider Electric, Safran, Groupe Nicollin et Arc International. « Vous prenez une longueur d'avance. Ce n'est qu'un début », a lancé lundi Muriel Pénicaud à l'adresse des quatre pionniers, assurant qu'une dizaine de projets supplémentaires sont prêts à sortir.

Ouvrir un CFA, les entreprises ne le pouvaient pas jusqu'à la promulgation de la loi Avenir professionnel, le 5 septembre dernier. Cette page s'est tournée avec la fin de l'obligation d'en passer par une autorisation administrative des régions. Un employeur qui veut se lancer n'a qu'à déclarer son centre à l'administration et obtenir une certification sur la qualité de la formation à compter de 2021, insiste le ministère du Travail, qui promet une procédure simplifiée à l'extrême.

Procédure simplifiée

Ces quatre géants du secteur des services avaient, presque tous, monté avec le temps des académies de formation internes. Un CFA commun leur permettra d'aller plus loin, ont-ils tous expliqué en présentant leur projet lundi. Il s'agit de répondre à leur forte croissance qui amplifie les problèmes de recrutement.

« Nos métiers sont insuffisamment connus et reconnus », a remarqué la présidente de Sodexo France, Anna Notarianni. « Nos 400 établissements en France travaillent avec une centaine de CFA aujourd'hui. Ce n'est pas optimal », a souligné de son côté le DRH de Korian, Rémi Boyer. A cela s'ajoute un problème de diplômes, selon Sven Boinet, le directeur général délégué d'Accor. Leurs contenus s'avèrent en effet « de moins en moins adaptés à la réalité des métiers ». Ce qui a conduit Adecco à faire une croix sur 100.000 missions d'intérim en 2017, a lâché la directrice générale solutions emploi et formation, Frédérique Plasson.

Concrètement, le futur CFA commun accueillera, début 2020, sa première promotion pour des formations de cuisinier (bac pro et un autre titre professionnel en cours d'élaboration), un des métiers partagés par les quatre groupes. L'objectif ? Un millier de jeunes, sans exclure certains de leurs salariés qui voudraient se perfectionner ou se convertir, mais aussi des personnes très éloignées du marché de l'emploi.

Les formations se feront sur trois sites, en Ile-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le Sud-Est. « Nous n'aurions pas ouvert à trois endroits si nous n'avions pas été quatre », a relevé le président d'Adecco pour la France et l'Europe du Nord, Christophe Catoir.

Le ministère du Travail a mis au point un guide de création d'un CFA d'entreprise.

Source: Alain Ruello 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.