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14 avril 2020 2 14 /04 /avril /2020 09:39

Union Départementale des Syndicats CGT Force Ouvrière de Paris - 131, rue Damrémont 75018 Paris  01.53.01.61.00   www.udfo75.net@paris-fo
 
DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE : 1ère réaction de l’UD FO DE PARIS


Un discours attendu mais qui n’aura guère surpris. Des faux fuyants sur les quantités de masques à distribuer et à qui, sur les tests qui pourraient être pratiqués à partir du 11 Mai, pour tous ceux qui présenteraient des symptômes. Des masques qui sont commandés mais qui arriveront quand ? Alors que toutes les « autorités médicales » s’accordent à dire que tous les Français devraient en porter.
Un déconfinement qui aurait lieu le 11 mai permettant aux écoles de rouvrir sauf les universités. Personne ne peut s’y tromper la réouverture des écoles, c’est le retour au travail pour le plus grand nombre alors qu’aucune certitude n’est apportée sur les moyens de protection dont les salariés pourront bénéficier, ni sur les tests qui seront pratiqués, sauf pour ceux qui présentent des symptômes alors qu’en l’absence de tests, les asymptomatiques pourront continuer à diffuser le virus.
Et puis comment peut-on parler de réouverture des écoles en insistant sur le fait que les enfants respecteront les gestes barrières ? Il y a également les affirmations concernant l’action qu’il va mener auprès de l’Union européenne pour donner une nouvelle dynamique et une solidarité dans le même temps où cette action touchera plus particulièrement les institutions financières… pour faire « suer le burnous » le jour d’après.
Nous ne pouvons pas passer sur sa volonté de retrouver la France d’il y a 200 ans alors que nous souhaiterions qu’il s’arrête à la France des conquêtes sociales et du modèle social français. Celui qu’il a oublié, comme celui d’il y a 200 ans, pendant les 2 ans et demi de son mandat engagé.
Sa volonté profonde de faire apparaitre l’unité nationale le conduit à féliciter tous ceux engagés aujourd’hui dans cette lutte contre la maladie, en sous entendant bien sûr, que le débat pourra avoir lieu… mais après, en laissant à penser qu’on ne pourrait dire aujourd’hui que nous avons de gros points de désaccords et notamment dans cette volonté réaffirmée de la nécessité de « l’Union Nationale ».
Et puis l’affirmation que le jour d’après devra permettre de réinventer une nouvelle façon de vivre et une autre forme de société, mais comme nous l’avons dit à diverses reprises et comme le disait Cocteau « quand on a l’impression d’inventer quelque chose, le passé nous le copie immédiatement ». En tous les cas, pas un mot sur la contre-réforme des retraites, sur l’assurance chômage et le code du travail. Gageons, dans ces domaines, qu’il n’y aura rien à réinventer pour lui.
Une chose est sûre et après cette allocution, c’est que les commentaires et notamment ceux du MEDEF indiquaient bien que le jour d’après, la compétitivité serait là et qu’il faudrait réagir par rapport à une reprise plus rapide comme chez les Allemands. Comme il était clair que travailler plus par semaine, avoir moins de congés, dont on nous imposera les périodes, la main mise sur les RTT feront partie des incontournables du monde de demain.
Tout ça, c’est sans nous car nous ne pourrons pas oublier les réformes touchant l’hôpital avec les fermetures de services, d’hôpitaux, de lits et le manque de personnel, les attaques contre ; tous les services publics montés au pinacle aujourd’hui, les salaires de misère, les salariés, caissières et autres du commerce alimentaire, la non reconnaissance des métiers pénibles et dangereux comme le nettoiement, le manque de considération à l’égard des fonctionnaires quels qu’ils soient. Si le Président à voulu reconnaitre cela dans sa déclaration, alors qu’il annonce les mesures maintenant sur les moyens, sur les renationalisations, sur le respect des statuts des personnels etc…


NOUS ATTENDONS… HELAS COMME LES MASQUES !
 
Paris, le 13 avril 2020

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.