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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 10:35

 

 

Le Pdg du premier groupe hôtelier européen était l’invité, mercredi, de l’émission C’est à vous sur France 5. Sébastien Bazin a annoncé que 99% des hôtels Accor avaient ré-ouverts en Chine. Il se montre rassurant quant à l’avenir de son entreprise, mais s’inquiète en revanche de la pérennité de nombreux hôtels indépendants, y compris en Europe et en France, si la crise dure jusqu’à l’été.

Accor annonçait en fin de semaine dernière que les deux tiers de ses hôtels dans le monde seraient bientôt fermés (notre article DéplacementsPros du 3 avril). La situation en Chine est en revanche très différente. Le pays n’a enregistré hier que 64 nouveaux cas de coronavirus et deux décès ce mercredi 8 avril. «Il s’est passé trois semaines entre le pic de l’épidémie et le moment où ont commencé à rouvrir un certain nombre de lieux de restauration et d’hôtels», a constaté Sébastien Bazin. «Environ 90% des établissements d »entrée de gamme ont ré-ouverts, proposant des prix très abordable à une population à 98% chinoise, et affichent déjà 60% de taux d’occupation. Là-bas, 99% de nos hôtels sont désormais ouverts, soit 380 de nos 382 établissements, avec un taux d’occupation de 15 à 20% seulement, mais avec des restaurants pleins. Bien sûr, le port du masque y est obligatoire, pour le personnel de l’hôtel comme pour les clients, et même au restaurant».Les deux tiers des quelque 300 000 collaborateurs du groupe Accor, travaillant dans environ 5 000 hôtels, sont au chômage partiel ou ont purement et simplement perdu leur emploi, comme c’est en immense majorité le cas dans des pays tels le Chili, Dubaï, les États-Unis, le Vietnam ou le Laos. «Je dois le faire, en tant que chef d’entreprise, pour assurer la pérennité du groupe. Mais nos collaborateurs ont compris cette décision et ils savent que je les ferais tous re

venir», a souligné Sébastien Bazin, rappelant par ailleurs qu’un fonds baptisé «ALL Heartist» allait servir notamment à prendre en charge les frais d’hospitalisation liés au Covid-19 des collaborateurs ne bénéficiant pas d’une couverture sociale. Accor met par ailleurs à disposition de soignants et des femmes battues un certain nombre chambre dans ses hôtels

 

«Nous n’aurions jamais pu faire tout ça si nous n’avions pas vendu les murs de nos hôtels. Nous sommes devenus uniquement une société de service, au profit de nos clients et propriétaires. Si nous ne l’avions pas fait, ce n’est pas des centaines de millions d’euros que nous perdrions dans cette crise, mais des milliards. Et nous n’aurions pas 2,5 milliards d’euros de trésorerie. Accor serait aujourd’hui à genoux».

Sébastien Bazin a rappelé que la chance d’Accor c’était sa taille : «On a les reins solides. Mais je ne fais pas le fanfaron. Si ça continue pendant très longtemps, les pertes ne se compteront plus en centaines de millions mais en milliards». Aujourd’hui, le Pdg d’Accor s’inquiète surtout pour les 20% environ d’hôteliers indépendants dans le monde, y compris en Europe et la France, qui ne pourront pas s’en sortir si la crise dure plus de trois-quatre mois : «Ils n’ont pas la trésorerie, la relation-client, la capacité de réemployer le personnel… On doit les aider car ils portent une partie importante de l’industrie du tourisme de nos pays». A c

e titre, Sébastien Bazin s’est déclaré bluffé par la rapidité des aides déjà mises en place par les différents gouvernements.

(DéplacementsPros du 24 mars).

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.