Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 17:18

Avec 256.000 emplois salariés détruits l'an dernier, le marché de l'emploi renoue avec les chiffres d'après-guerre. Sans surprise, l'industrie est le secteur le plus touché.

L'année 2009 aura été une année noire sur le front de l'emploi. Au plus fort de la crise économique et malgré la reprise de l'activité dès le 2e trimestre, les destructions d'emplois salariés ont atteint des niveaux record, souligne Pôle emploi dans une note parue ce jeudi. «Après une année 2008 en léger recul (-0,5%), l'année 2009 se caractérise par des pertes nettes d'emplois en très forte accélération», souligne l'organisme public.

Ce sont 256.100 salariés qui ont perdu leur poste au cours de cette dernière année, soit un chiffre «jamais observé depuis l'après-guerre». En pourcentage -le recul se monte à 1,5% par rapport à 2008 -, il faut remonter à 1992, soit l'année de la précédente récession économique, pour retrouver des chiffres similaires.

Graphique Pôle emploi

 

 

Graphique Pôle emploi

  Aucun des trois secteurs n'a été épargné par cette saignée. Mais c'est sans surprise l'industrie qui paie le plus lourd tribut, accentuant une évolution amorcée dès 2001. En 2009, ce sont 5,2% des emplois salariés qui ont été détruits, soit 168.200 postes, contre 2,5% l'année dernière. Le secteur tertiaire, qui représente 72% de la population active, s'est de son côté contracté de 0,4%, soit 44.300 postes en moins.

Autre signe de la violence de la crise souligné par Pôle emploi, le nombre d'établissements affiliés à l'Assurance chômage a baissé de 0,5%, sans épargner aucune taille d'entreprises. Une première depuis 1976. Les établissements de plus de 10 salariés, qui concentrent 75% des emplois, ont été les plus touchés, avec une perte de l'ordre de 2%.

Une note positive toutefois, en lien avec la reprise économique amorcée à partir du deuxième trimestre 2009 : les destructions d'emplois ont ralenti à partir du second semestre, en même temps que l'intérim amorçait son redécollage. Sur le front de l'emploi, le pire semble sonc être derrière nous. Même si les réductions d'effectifs ne sont pas encore terminées. Malgré la publication mercredi d'un taux de création d'emplois dans le secteur privé au plus haut depuis deux ans, la plupart des analystes s'accordent à penser que le chômage ne devrait pas baisser franchement avant 2011.

Partager cet article

Repost 0
Published by FO ACCOR
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : Syndicat FO Accor
  • Syndicat FO Accor
  • : le blog du syndicat FO au sein du Groupe Accor
  • Contact

NOUS SOMMES TOUS CHARLIE

je-suis-c.png             


Recherche

Découvrez le nouveau site FGTA FO

PiedMail_FGTA-FO4
           
cliquez sur le lien ci-dessus

FORMULAIRE ADHESION

FOAccor

  Si vous souhaitez adhérer à notre Syndicat,
    renvoyez votre formulaire d'adhésion à
  l'adresse ci dessous avec votre réglement à
 l'ordre du

  fleche 058-copie-5Syndicat FO ACCOR
253, Bis rue de Vaugirard
75015 Paris

bateau 015

VISITEURS


compteur visiteurs

Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.