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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 23:25

 

FO+Accor doc 72Communiqué du jeudi 24 février 2011

Alors que les gouvernants réunis dans le cadre du G20 n'en sont qu'a tergiverser sur la possibilité que soit, peut être, mis en œuvre de possibles indicateurs destinés à mesurer les déséquilibres mondiaux (!), la pression sur les travailleurs et leur pouvoir d'achat s'accentue.

Les prix de l'énergie vont encore augmenter, eux qui affichent déjà une hausse de plus de 14% sur un an. Celui du gaz en particulier va encore flamber, portant l'augmentation annuelle à prés de 20%! Et quand elles se cumulent avec d'autres, comme celle des matières premières agricoles (blé, sucre..), c'est le pouvoir d'achat qui est gravement impacté.

Face ces augmentations, les entreprises et les salariés n'ont clairement pas la même marge de manœuvre. Si l'on sait d'ores et déjà que les premières répercuteront, comme bon leur semble, ces hausses dans leur prix de vente, ce qui alimentera d'autant l'inflation, l'augmentation des salaires n'est toujours pas à l'ordre du jour, elle serait même selon le patron de la BCE, la «dernière bêtise à faire»!

Cette mise en garde solennelle contre des augmentations de salaires en France est non seulement inadmissible mais particulièrement inopportune quand, au même moment, en Allemagne, les partenaires sociaux arrachent les uns après les autres des hausses de salaires substantielles (bien supérieures à l'inflation). Alors le modèle allemand ne serait-il donc bon à suivre que dans les sens défavorables aux salariés et pas dans les autres ?

Plus que jamais, Force Ouvrière porte des revendications d'augmentations des salaires, dans le privé et dans le public. Il s'agit d'une priorité économique et sociale. Alors que les banques et les grands groupes français renouent avec des niveaux de profits historiques, ceux-ci seraient bien inspirés de suivre l'exemple de leurs homologues allemands à l'origine de l'impulsion nouvelle donnée aux salaires. En France, il en va des niveaux de vie des travailleurs et, au-delà, de la qualité des relations sociales et de l'activité économique.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.