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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 22:46

JEAN CLAUDE MAILLY EQUIPE FO

Cristina Russel (Novotel Orgeval), Véronique Laveau (Pullman Paris La Défense)

Jean-Claude Mailly (secrétaire Confédéral), Carlos Condessa (Novotel Tours)

Au soir d'une journée d'actions syndicales, il y a d'abord une querelle, en apparence technique, en réalité très politique, sur les chiffres. Selon le ministère de l'intérieur, les 220 manifestations qui ont eu lieu en France, mardi 7 septembre, contre la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy, ont rassemblé 1 120 000 personnes, contre 797 000 le 24 juin. Le pouvoir reconnaît ainsi que la contestation syndicale gagne du terrain. Mais il relativise aussitôt en rappelant que le 13 mai 2003, point d'orgue de la mobilisation syndicale contre la réforme des retraites de François Fillon, il y avait eu… 1 130 000 manifestants.

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Cristina Russel (Délégué Syndical Novotel) en interview avec Europe 1

 De leur côté les syndicats – CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires et FSU – avaient préalablement situé le seuil de réussite de leur journée à plus de 2 millions. Le 24 juin, la CGT avait recensé 1 920 000 manifestants. Cette fois, la CFDT a annoncé le chiffre de 2,5 millions tandis que Solidaires assurait, dès 16 h 30, que la barre des 3 millions avait été dépassée. Quant à la CGT, elle a choisi le chiffre intermédiaire de 2 735 000 manifestants, en relevant que c'était plus qu'en 1995 et en 2003…

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Jean-luc Giraudon, Véronique Laveau et Stéphane Desprez (Pullman Paris la Défense)

avec Denis Raguet (secrétaire Fédéral)

Quelle que soit la réalité des chiffres, la mobilisation du 7 septembre, organisée au moment même de l'ouverture, dans un climat électrique, du débat à l'Assemblée nationale sur le projet de loi de réforme des retraites, a été de très grande ampleur. Les syndicats ne sont pas très loin de leur record de 2009, à savoir 3 millions de participants. Les slogans entendus dans les manifestations montrent que la contestation a été dopée par un "effet Sarkozy", des participants aux cortèges exprimant leur refus du tournant sécuritaire du président ou le rejet de l'ensemble de sa politique, sur fond d'affaire Woerth-Bettencourt.

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  Karim Belhadri (Pullman Roissy) et Astou (Novotel Gare de Lyon)

LE GOUVERNEMENT "ORGANISE LA RADICALITÉ"

Tous les indicateurs de combativité sont à la hausse. Ainsi, à Paris, la CGT a recensé 270 000 manifestants, contre 130 000 le 24 juin, et la participation était en augmentation dans toutes les grandes villes. Dans le secteur public, le pourcentage de grévistes était également à la hausse : 21,3 % à EDF (15,9 % le 24 juin) ; 26,76 % dans la fonction publique (20%) ; 22 % à la RATP (18 %) ; 42,9 % à la SNCF ; 29,4 % chez les enseignants.

De nombreux salariés du secteur privé sont entrés dans la fronde. Six raffineries de Total ont été mises en débit minimum. Et à France Télécom, la direction a recensé 34,04 % de grévistes. Les syndicats ont donc réussi leur pari. Reste à savoir quelle suite ils vont donner à leur mouvement, sachant que le débat à l'Assemblée nationale doit en principe s'achever le 15 septembre avant d'aller au Sénat.

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JLG, Gda (Pullman) Astou (Novotel) et madeleine (Mercure Montparnasse)

Le pouvoir se montre inflexible sur les grands axes de sa réforme. Nicolas Sarkozy a invité sa majorité à rester "ferme" sur le cœur de la réforme, à savoir le report à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite et à 67 ans de l'âge permettant de toucher une pension à taux plein, sans décote. Le chef de l'Etat a redit qu'il faudrait se montrer "attentif" sur la pénibilité, les carrières longues, et les polypensionnés (ceux qui ont cotisé à plusieurs régimes). Mais François Fillon évoque la fin de la semaine pour préciser les concessions que le gouvernement est prêt à faire sur ces trois points, qui avaient été cités dès le mois de juin par M. Sarkozy comme pouvant faire l'objet d'ouverture en direction des syndicats.

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Hamed (Ibis Bercy) et Zacharie Latte (délégué Central Ibis France)

Face au gouvernement, les syndicats, qui ont reconstitué leur unité à huit à la faveur de cette journée d'actions, se montrent tout autant inflexibles. Alors que l'intersyndicale se réunit dès mercredi pour décider des suites, et qu'elle attendait des signes du gouvernement dès mardi soir ou mercredi matin, la tentation d'un durcissement va planer sur ses délibérations. "Si nous ne sommes pas entendus, il y aura des suites à la mobilisation et aucune forme n'est rejetée", a affirmé Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. "Il faut que le gouvernement parle vite", a averti François Chérèque, de la CFDT, sinon "il organise la radicalité" et "on n'a pas d'autre solution que de continuer".

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NOUVELLE MOBILISATION ENVISAGÉE LE 18 SEPTEMBRE

Une nouvelle journée d'action est envisagée le samedi 18 septembre et pourrait prendre la forme d'une manifestation nationale à Paris, la participation des salariés du privé étant facilitée par le fait qu'ils n'auront pas besoin de faire grève. Mais la tentation de la radicalisation pourrait gagner certains secteurs, comme la SNCF où des cheminots comptent sur des assemblées générales pour lancer des mouvements de grève reconductible. Solidaires affirme ainsi que "les salariés doivent discuter et organiser la reconduction de la grève partout où cela est possible" et réclame le "retrait" du projet de loi sur la retraite.

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Xavier Pesteil (Mercure Gare de lyon) et Eric Merriaux (Mercure Orly)

FO est aussi, à la différence de la CGT et de la CFDT, en faveur du retrait de la réforme, mais son secrétaire général, Jean-Claude Mailly, a évoqué "d'autres initiatives dans l'unité d'action". Plus le bras de fer se prolongera, plus le risque d'une radicalité de la contestation syndicale se précisera.

 

Source: Le MONDE

 

 

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.