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26 février 2010 5 26 /02 /février /2010 22:20


En 2010, la journée internationale des droits de la femme reste d’une brûlante actualité.

En un siècle, les femmes ont conquis l'égalité juridique dans de nombreux des pays. Il n’y a pas de quoi se réjouir pour autant : l'égalité dans les faits reste à conquérir, y compris en France.

Ainsi en va-t-il, en particulier, de l’accès des femmes à l’emploi et à l’égalité dans l’emploi. En ce domaine aussi, les faits sont têtus.

Si le taux d’accès des femmes à l’emploi s’améliore, les femmes subissent de plein fouet la précarisation du travail.

En 2009, les femmes étaient près de deux fois plus souvent au SMIC que les hommes et deux tiers des salariés à bas salaires étaient des femmes.

Dans les entreprises de 10 salariés et plus, la rémunération brute totale moyenne des femmes restait inférieure de 27% à celle des hommes.

En dépit des constats et des engagements, l’Etat n’a toujours pas fixé les sanctions liées au non respect de l’exigence de suppression des écarts de rémunération au plus tard le 31 décembre 2010 prévue par la loi de 2006.

La problématique des salaires ne doit pas masquer celle du temps de travail, à laquelle elle est étroitement liée.

Les salariés à temps partiel sont très majoritairement des femmes (83% des salariés à temps partiel) et presque la moitié des temps partiels féminin sont des temps partiel d’embauche.

Or le temps partiel cumule les facteurs de précarité, du salaire (la moitié des salariés à temps partiel déclarent un salaire mensuel net inférieur à 800 € par mois) à la protection sociale. FO a ainsi fait de la lutte contre le temps partiel contraint une priorité.

Il ne suffit donc pas de proclamer les droits. La conquête de l’égalité et de la liberté suppose de garantir la pleine reconnaissance des femmes dans le monde du travail.


FO se mobilise donc toute l’année pour l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Il en va de la dignité de tous les travailleurs.

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Hommage à Léon Jouhaux

leon-jouhaux.jpg

Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.