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23 février 2012 4 23 /02 /février /2012 17:06

un développement record, avec l’ouverture de 318 hôtels

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La mutation du groupe Accor se déroule très bien. Il gagne de l’argent, génère du cash flow, réduit son endettement et projette d’ouvrir 609 nouveaux hôtels. C’est une valeur boursière à suivre…



Autre chantier important pour Denis Hennequin, le travail sur les marques, en particulier dans l’hôtellerie économique, un segment qui, hors USA, a enregistré une activité en hausse de 5 %, grâce à un taux de remplissage supérieur à 70% qui a permis de remonter un peu les prix./photo dr

 

Denis Hennequin, le Président d’ACCOR a bien enfoncé le clou : 2011 aura été une année exceptionnelle.

« Tous nos objectifs ont été atteints ou dépassés » a-t-il insisté d’abord devant les analystes financiers puis devant les journalistes rassemblés pour la présentation des résultats du groupe hôtelier au Novotel Paris Tour Eiffel, mercredi 22 février 2012.

Et les chiffres ont de quoi le réjouir en effet : un développement record, avec l’ouverture de 318 hôtels, pour 38 700 chambres, un chiffre d’affaires en hausse de 5,2 %, à 6,1 Mds€.

Mais aussi un résultat d’exploitation en croissance de 32,6 %, à 530 M€, et un bénéfice net part du groupe de 27 M€, compte tenu de 113M€ de dépréciation d’actifs, essentiellement Motel 6.

A cela s’ajoute les bonnes performances des sites web qui contribuent au chiffre d’affaires à hauteur de 2Mds € et celles de la centrale de réservation qui totalise 60 % des ventes du groupe.

 

Une stratégie qui s’appuie sur des contrats de franchise

 

Autre bonne nouvelle : la réduction de la dette.

Elle passe de 730 M€ à 226 M€, grâce notamment à la vente du groupe Lucien Barrière, du traiteur Lenôtre et de divers cessions immobilières, mais surtout grâce à la hausse du cash flow opérationnel.

Toutefois, pour Denis Hennequin, les vrais motifs de satisfaction sont ailleurs.

D’une part, ces chiffres valident sa stratégie de management des actifs, qui s’appuie surtout sur des contrats de franchise ou de gestion et la location variable.

En 2011, alors que le groupe a dépassé le seuil des 1 000 franchisés en Europe, cette politique « d’asset light » a représenté 129 cessions d’hôtels et 95 % des ouvertures.

Depuis le début 2012, 8 établissements ont déjà été vendus et d’ici 2015, 400 établissements devraient être cédés eux aussi, pour revenir en franchise ou en location dans le portefeuille du groupe…

Avec un double bénéfice pour Accor : un impact de 2,2 Mds€ sur la dette nette et un renforcement conséquent du cash flow disponible.

D’autre part, les résultats 2011 et la solidité financière qu’ils installent, permettent au Président d’Accor d’envisager l’avenir avec « appétit et ambition.»

 

40 000 chambres supplémentaires en 2012

 

Déjà fort de 531 700 chambres, désormais exploitées à 50 % en franchises, il envisage l’ouverture de 609 hôtels pour 104 000 nouvelles chambres, dont 40 000 rien qu’en 2012.

Parmi celles-ci il faut cependant compter les 6 100 chambres de l’Australien Mirvac, une société de gestion hôtelière récemment rachetée, dont le positionnement colle parfaitement à celui d’Accor.

Signe des temps, l’Asie-Pacifique, qui représentait déjà 33 % des développements de 2011, pèsera encore 45 % des nouvelles implantations.

Autre chantier important pour Denis Hennequin, le travail sur les marques, en particulier dans l’hôtellerie économique, un segment qui, hors USA, a enregistré une activité en hausse de 5 %, grâce à un taux de remplissage supérieur à 70% qui a permis de remonter un peu les prix.

Dans les mois à venir, par exemple, nous verrons fleurir les hôtels Ibis Budget et Ibis Styles, deux nouvelles enseignes déclinées autour de la marque Ibis, qui viendront respectivement remplacer Etap Hotel/Formule 1 et All Seasons.

Troisième sujet de satisfaction, les actionnaires vont recevoir 1,15€ de dividende par action.

À plus long terme, l’importance des actifs, soulignée par la politique de cession, la création de cash flow et le désendettement devraient avoir un impact assez fort auprès des investisseurs pour réduire sensiblement la sous-valorisation boursière du groupe Accor.

Voilà qui viendrait également épaissir et sécuriser le patrimoine des heureux propriétaires…

Surtout que 2012 s’annonce bien, avec des marchés européens portés par les festivités sportives de l’année et une activité qui reste solidement en phase avec la reprise constatée au quatrième trimestre 2011.

 

Bertrand Figuier

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
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Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.