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26 avril 2013 5 26 /04 /avril /2013 15:41

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Question management, chez Accor, ça va, ça vient. Le futur successeur de Denis Hennequin, qui a démissionné, mardi 23 avril, sera le quatrième patron en huit ans. On se croirait dans un hôtel. Sauf que, pour paraphraser René Magritte, ceci n’est pas un hôtel, mais une entreprise, qui a besoin de stabilité, de temps et de bonne gouvernance. Trois ingrédients, qui manquent cruellement à Accor.

 

Le supplice chinois qu’ont fait subir Eurazeo et Colony Capital au PDG d’Accor a fait son œuvre. Denis Hennequin a fini par claquer la porte. Question de vitesse d’exécution, dixit les deux fonds d’investissements, qui détiennent 21,4% du capital. Les représentants des 78,6% restants n’ont plus qu’à s’incliner. Ce qui est surréaliste dans cette éviction, qui ne dit pas son nom, c’est le communiqué du conseil d’administration:«La stratégie suivie est la bonne et restera inchangée.»

Pourquoi cette nouvelle révolution de palais alors? Réponse: il faut que «les ressources soient allouées en priorité à la transformation du modèle d’Accor». Cela mérite des sous-titres: accélérer la vente de l’immobilier. Des actifs estimés à 4 milliards d’euros, mais qui ne se retrouvent pas aujourd’hui dans le cours de Bourse. Or Eurazeo et Colony commencent à trouver le temps long depuis leur entrée au capital, en 2005. Pendant qu’on discute métier, marque, développement, l’action fait du surplace. Agaçant.

Vendre l’immobilier pour faire monter l’action, Colony n’en est pas à son coup d’essai. Ça a marché chez Buffalo Grill, pas chez Carrefour:  son camarade d’investissement dans cette dernière entreprise, Bernard Arnault, le patron de LVMH, a fini par mettre le hola pour laisser le management travailler dans la sérénité et le long terme. Denis Hennequin n’aura pas eu cette chance chez Accor. Eurazeo et Colony lui reprochent son côté «gentil organisateur», pas forcément à la hauteur du job. On connaît le dicton: quand on veut tuer son chien, on l’accuse d’avoir la rage.

Maintenant, la question pertinente est de savoir si ce qui est bon pour Eurazeo et Colony l’est aussi pour Accor. Pas évident. L’intérêt social de la société ne se confond pas toujours avec la vision court-termiste de deux actionnaires, qui, on a tendance à l’oublier, restent minoritaires.

C’est tout le problème de la réglementation boursière actuelle. Pour comprendre, terminons par une devinette. Qui a dit «baisser de 30% à 20% le seuil au-delà duquel un investisseur doit déclencher une OPA (…), empêcherait les prises de contrôle rampantes de groupes français comme on en voit actuellement. Ces dernières conduisent au démantèlement de fleurons du CAC 40, dans la recherche de profits à court terme»? Jean-Luc Mélenchon? Perdu. C’est Jean-Louis Beffa, l’ancien patron de Saint-Gobain. Y a plus qu’à…

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Hommage à Léon Jouhaux

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Léon Jouhaux Fondateur de FO en 1948

  1879-1954


  « Pour remplir sa mission, le syndicalisme doit conserver son entière personnalité.
Il
ne peut ni ne doit s’inféoder à aucun parti politique. »

 

Né en 1879, Léon Jouhaux est un jeune ouvrier anarchiste, travaillant à la manufacture d'allumettes d'Aubervilliers. À trente ans, le 12 juillet 1909, il est élu secrétaire général de la CGT. Il participe aux efforts des syndicats pour prévenir les deux guerres mondiales. Au début de la seconde, il s'installe à Marseille où il prend contact avec les syndicalistes de la zone occupée. Arrêté par la police de Vichy, il est livré aux Nazis en novembre 1942. Son statut politique lui permet d'échapper aux camps d'extermination ou aux stalags des prisonniers de guerre. Il est libéré par les Américains après deux ans et demi de captivité. Dans l'euphorie de la victoire et de la paix, l'heure est à l'unité et Léon Jouhaux représente pour de très nombreux travailleurs le père, le fédérateur, le rassembleur. Il reprend donc la tête de la CGT. Mais devant l'influence grandissante du PCF au sein de la Confédération syndicale, il démissionne en 1948 pour fonder la CGT-FO. La suite de sa carrière dépasse alors le cadre national. Il devient vice-président de la Fédération Syndicale Mondiale et délégué à l'ONU. Son engagement est couronné en 1951 par le Prix Nobel de la paix.